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Histoire locale sarre-union et alsace bossue



sommaire :









 
Au Moyen-Âge, on savait aussi faire la fête ! En témoigne le Noël de l’an de grâce 1356 qui fut célébré avec faste dans la ville de Metz par toute la noblesse de l’Europe regroupée autour de l’empereur d’Allemagne Charles IV (1316-1378). Parmi les nombreux invités se trouvait Frédéric II, l’illustre comte de Sarrewerden.
Le Noël du comte Frédéric de Sarrewerden

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Frédéric II était le fils de Jean Ier de Sarrewerden et de Ferriatte de Linange. Parvenu à l’âge adulte, il administra le comté à la mort de son père survenue à Berne en 1310. Ce dernier, en effet, avait pris part à une expédition militaire menée par l’empereur Henri VII en Italie.
Marié à Agnès, la fille de Jean de Salm et de Jeanne de Joinville, Frédéric comprit de suite qu’il lui fallait rechercher la protection des plus grands pour gouverner les terres situées tout autour de Bouquenom que lui avait confiées son suzerain, l’évêque de Metz. Son parrain n’était autre que Baudoin de Luxembourg, archevêque de Trêves, connu comme l’un des plus puissants princes d’Allemagne. Avec lui, il signa, le 24 septembre 1333, un traité d’alliance.
Noble particulièrement avisé, il avait déjà accordé, en 1328, une charte de franchise à la cité de Bouquenom, lui octroyant ainsi le statut de ville libre afin d’encourager les habitants à développer son économie. C’est encore lui qui fit construire le château de Lorentzen pour assurer le contrôle et la protection de la vallée de l’Eichel et, sans doute, l’église de Domfessel. À Sarrewerden, il fit démolir la première chapelle pour en reconstruire une nouvelle à l’entrée de son château.
Il fit partie de la suite même de l’empereur d’Allemagne Charles IV
Reconnu comme belliqueux, il fit néanmoins preuve d’un esprit conciliant et prudent, qualités rares à cette époque mais qui lui valurent autant l’affection de ses sujets que la haute considération des seigneurs de Lorraine et du Westrich. C’est ainsi que les prévôts, échevins, jurés et toute la bourgeoisie de Sarrebourg lui donnèrent, en 1343, procuration pour adhérer en leur nom au « Landfrieden », le traité de paix conclu avec la ville de Metz.
Quoi d’étonnant alors d’apprendre qu’il fit partie de la suite même de l’empereur d’Allemagne Charles IV ? Ce dernier l’avait déjà invité, en janvier 1354, à Mayence puis aux fêtes de fin d’année 1356 dans la bonne ville de Metz.
Le 10 janvier 1356, l’empereur d’Allemagne avait publié la fameuse bulle d’or reconnue comme la plus importante des chartes qu’authentifiait le sceau d’or de l’empire. Émise à Nuremberg et approuvée à Metz, elle devait mettre fin aux dissensions qu’occasionnait, à chaque changement de règne, l’élection d’un nouvel empereur.
Cette importante décision concernant toute l’Europe fut ratifiée, le jour de Noël 1356, sur le parvis de la cathédrale de Metz, puis au Champ-à-Seille, actuelle place Coislin. Y figurait le texte précisant la procédure de choix et de couronnement de l’empereur. L’élection devait être assurée par sept princes-électeurs : quatre laïcs, le roi de Bohême, le duc de Saxe, le margrave de Brandebourg et le comte palatin du Rhin, et trois ecclésiastiques, les archevêques de Trèves, Cologne et Mayence. Mais c’est l’archevêque de Cologne qui avait le droit de sacrer l’empereur à Aix-la-Chapelle.
Pas de Noël blanc
C’est ainsi que se retrouva dans la cité messine le « gratin » de toute l’Europe : l’impératrice Anna, bien sûr, toute la haute noblesse, les évêques de Metz, Toul, Verdun, Strasbourg, le dauphin Charles V dit le Sage, fils aîné de Jean le Bon et futur roi de France, ainsi que plus de 3 000 seigneurs venus de toute la chrétienté.
Comme par miracle, le temps s’était mis de la partie pour que ne soit entravé en rien le déroulement des festivités. Pas de Noël blanc ni de routes verglacées, mais un Noël on ne peut plus clément, au point que tout ce beau monde se crut en été.
Après l’office religieux et sans nul doute quelques représentations de « mystères » sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne, les invités de marque se retrouvèrent au banquet servi en plein air au Champ-sur-Seille. Et quel banquet ! Le festin apprêté par des maîtres-rôtisseurs avait demandé plusieurs jours de préparation, car un singulier menu avait été réservé aux hôtes d’honneur : un bœuf tournait à la broche, mais dans ce bœuf ava it été placé un porc dans lequel se trouvait un mouton, lui-même garni d’une oie renfermant une poule et dans la poule, un… œuf !
Et comme il était coutume d’offrir des étrennes, l’empereur Charles IV accorda, le jour de l’Épiphanie 1357, au comte Frédéric de Sarrewerden, l’autorisation de percevoir un droit d’escorte dans tout son comté et d’établir une douane à Bouquenom.
par Jean-Louis Wilbert, vice-président de la SHASE., publiée le 11/12/2013  DNA




 nous contacter :  marcel.jacob@wanadoo.fr
 Un Sarre-Unionnais à l'origine  du Comité pour le Souvenir Français


C'est en constatant le mauvais entretien des tombes de soldats que François-Xavier NIESSEN , originaire

de Sarre-union , décida de fonder l'association " Le souvenir Français". Créée en 1887, cette association

fut reconnue d'utilité publique en 1906. Elle comprend actuellement plus de 300.000 adhérents répartis

dans tous les départements et à l'étranger.

Le Souvenir Français pourquoi ?

"Le Souvenir Français" a pour mission :

--de conserver la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour la France au cours de son histoire

  ou qui l'ont honorée par de belles actions.

-- d'entretenir leurs tombes ainsi que les monuments élevés à leur gloire , tant en France qu'à l'étranger.

-- de transmettre le flambeau aux générations successives  en leur inculquant, par le maintien du

  souvenir de ces morts, le sentiment du devoir, l'esprit de sacrifice , l'amour de la Patrie.

C'est dans cet espoir qu'un comité vient de se reconstituer à Sarre-Union .

Le Président , insiste sur l'importance du devoir de mémoire à l'égard de ceux

qui ont donné leur vie pour la liberté d'aujourdhui . Il souligne également la nécessité de la mission

en faveur de la jeunesse.

Un drapeau à la mémoire des anciens

La section de Sarre-Union , qui compte déjà une cinquantaine d'adhérents, a fait l'acquisition

d'un drapeau , comportant sur une face un glaive et un flambeau, symbole de l'association.

M. KOENIG, ébéniste, a réalisé une armoire vitrée pour le drapeau. L'ensemble a pu etre financé

gràce à une subvention de la municipalité, du Conseil général , des communes associées et

d'un particulier.

La remise officielle du drapeau de le section du canton de Sarre-Union aura lieue le 18 juin 2005.

Elle se déroulera en présence du Général De Percin, Président National du Souvenir Français,

ainsi que des autorités départementales et municipales.


     d'après " Echos et Images" 12/2004



                                                                                             


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 louis XIV



Louis XIV à BOUQUENOM  (Sarre-Union) juin 1683

 Vers la fin du mois de juin 1683, un étrange remue-mènage agitait la petite ville de Bouquenom.

Partout en voyait par les fenètres grandes ouvertes des femmes en train de laver, d'époussiérer

d'éssuyer. L'eau coulait à flots dans les corridors dallés de grès , et dans les rues balais, pelles

et brouettes étaient à l'oeuvre. Lorsque le dernier jour du mois fut levé , toute la ville avait un air de fète.

Mème les gens les plus agés ne se rappelaient pas de l'avoir vue aussi coquette , aussi accueillante,

et depuis longtemps des pas aussi précautionneux n'avaient effleurés le sable fin qui saupoudrait

couloirs et planchers.

  C'est que Bouquenom attendait un hote auguste, le plus illustre du siècle, Sa Majesté Louis XIV,

Roi de France.

  Sa venue soulevait-elle l'enthousiasme ? Ce serait trop dire . Bouquenom n'était pas une ville française

mais Lorraine. C'était mème une ville occupée, car Louis XIV , outré à juste titre par la politique tortueuse

et louche du Duc Charles IV , avait en 1670 , fait entrer des troupes en Lorraine.

C'était la deuxième fois que cette aventure arrivait au duché. La cinquième année de cette seconde

occupation le Duc termina sa vie aventureuse. IL avait été assez bon capitaine , mais manque de sens

politique , et ses lubies amoureuses avaient défrayé les chroniques de son temps.

Ses sujets de Bouquenom ne devaient pas trop le regretter , et quel lien pouvait le rattacher

à son successeur Charles V , qui vivait à la cour de Vienne et commandait les armées de l'empereur?

Annexée brusquement  par le duc de Lorraine en 1629 , à la suite d'un procès qui avait duré 101 ans,

enlevée ainsi aux comtes de Nassau-Sarrebruck , prises et pillée tour à tour par les soldats suédois ,

lorrains , français , impériaux , administrée par un représentant tantot du duc de Lorraine , tantot du

Comte de Nassau-Sarrebruck , tantot par un gouverneur français , notre bonne ville ne devait pas voir

fleurir dans ses murs un sentiment  national ou dynastique bien vif.

  Nous devons supposer que les gens de Bouquenom attendaient le roi de France sans enthousiasme,

mais avec curiosité déférence et probablement avec un peu d'appréhension. On avait tant entendu

parler des splendeurs de Versailles qu'on se demandait si le roi ne serait pas mécontent de la

réception somme toute très modeste qu'on pouvait lui faire , malgré les soins minutieux des

préparatifs.
                                                                            ****
   La ville n'avait d'ailleurs pas encore pu faire disparaitre toutes les blessures que les évènements

lui avaient infligées . Les brèches faites dans le mur d'enceinte lors de l'occupation française

en 1671 sur l'ordre de Créqui et avec le concours des habitants requis à cet effet.

Depuis quatre ans la guerre de Hollande était terminée , mais la paix était si peu solide !

Exploitant à fond le traité de Nimègue , Louis XIV avait "réuni" à la France entre  autres

les comtés de Sarrewerden et de La Petite-Pierre , les seigneuries de Diemeringen , Fénétrange,

Morhange , Bitche , et en septembre 1681 il avait occupé Strasbourg.

Cette politique envahissante inquiétait les nombreux adversaires du roi , et un jeu diplomatique

très serré se jouait en 1682. La Hollande , la Suède , l'Espagne et l'Empereur  s'allièrent.

Louis XIV répondit par un traité avec le Danemark et le Brandebourg , principale puissance

militaire de l'Allemagne , et ses agents étaient en pourparlers avec l'empire ottoman pour

l'inciter à lacher ses armées contr l'Autriche . Tot ou tard le conflit devait éclater .

Louis XIV le savait et il se préparait. C'est la raison pour laquelle il entreprit ce voyage en 1683,

le troisième en Alsace , un voyage d'inspection.
                                                                             Histoire locale Sarre-Union Buckenum

                                                                    Louis XIV aurait dit: «L'Etat, c'est moi!»

   Le roi quitte Versailles le 26 mai en compagnie de la reine Marie Thérèse , de ses frères , le duc

d'Orléans et la femme de celui-ci ,la célèbre Liselotte , prIncesse palatine , le dauphin se joignit

au cortége en cours de route. Mme de Montespan , la belle amie du roi , qui ,avait participé au

voyage en 1673 et en 1681 , manquait cette fois-ci ;elle était en disgrace , supplantée par

Mme de Maintenon.
                                                                

   Le cortège prit la route de la Bourgogne , passe à Auxerre et Dijon. A Bellegarde sur la Saone ,

le roi inspecte un camp ou il avait réuni 1O OOO cavaliers et une importante artillerie.

Il avait visiblement encore deux autres camps semplables : Molsheim et Bouquenom.

Il les avait établis non loin des frontières , à pied d'oeuvre . Les soldats s'y préparaient  à

la guerre ,faisaient l'exercice , construisaient , attaquaient et défendaient des fortifications.

   Le 16 juin , le roi arrive à Besançon , ville espagnole prise en 1674 . Il passe en revue

la compagnie de cadets , jeunes nobles qui se préparaient au métier des armes.

Pour former de jeunes officiers en nombre suffisant , Louis XIV avait crééd'autres compagnies

de cadets à Brisach et à Strasbourg.

   Après la visite de Besançon , le cortège royal remonta le Doubs , puis traverse Belfort ,

toute petite ville dont Vauban avait reconnu l'importance stratégique et qu'il

allait fortifier quetre ans plus tard.

   Le 24 juin le roi arrive à Colmar . Il fit faire l'exercice aux cadets qu'on avait fait venir

de Brisach . Deux jours après il était à Strasbourg . Il visite la citadelle dont Vauban

avait tracé les plans et qui était à peu près terminée , l'Eplanade ou de nombreux

batiments militaires commençaient à s'édifier. Il traverse le Rhin sur le pont de bateaux

et fit son entée à Kehl . A Strasbourg il passe en revue , ces jeunes gens porent l'habit

violet orné d'aiguillettes , une plume blanche au chapeau , avaient une belle allure

et ce fut un régal de les voir défiler quatre à quatre devant leur souverain

qui se découvrit au passage des capitaines et des lieutenants.

   Vers le soir , le roi quitta Strasbourg , car il ne voulait pa coucher dans

une ville hérétique. Il suivait les berges du canal de la Bruche que Vauban

avit fait creuser pour transporter à Strasbourg les pierres des carrières

de Wolxsheim et des Vosges. Le roi reste trois jours à Molsheim et logeait

au couvent des capucins. Il inspecte le camp ou se trouvait entre autres

le régiment de dragons du Dauphin que celui-ci présente au roi.

   Le cortège royal quitte Molsheim le 29 juin et passe la nuit à Bouxwiller

au chateau des comtes de Hanau-Lichtenberg. Le lendemain on se mit en

route pour Bouquenom.

   Lentement la longue suite de lourds carrosses , de chaises et de voitures

monte les pentes des Vosges . On arrive à La Petite Pierre . C'est la

probablement que le roi reçut une délégation du Magistrat de Saverne

qui demande le relèvement des murs de la ville. Le roi le promit et dès

son retour il ordonna à cet effet d'une contribution sur tous les sujets

de l'éveché .

   Sortie de la Petite Pierre , la suite du roi traverse l'Alsace Bossue.

C'était le moment de la fenaison. Nos paysans quittaient leurs fourches

et  leurs rateaux et , se découvrent , voyaient avec étonnement ces

nombreuses voitures couvertes de poussière , entourées d'officiers

et de gardes à cheval.
 

   Le soir on arrive à Bouquenom. Le roi fut logé à la maison de Poste située dans l'actuelle

Grand'rue , à proximité de l'église       ( plus tard

café " à la Rose d'Or") , les membres de la suite royale furent répartis

dans les principales maisons de la ville.

                                               le 9 grand'rue en fevrier 1874 environ 190 ans après la venue du roi Louis XIV
Quels membres de la suite royale ont séjournés dans cette maison bourgeoise de la Grand'rue ?
(actuellement 9 grand'rue ) peut-ètre le duc d'Orléans et la belle Liselotte ? allez savoir...

   Le lendemain , le roi commence l'inspection du camp . On y avait

réuni 28 bataillons soit 18 000 hommes . Des travaux assez importants

avaient été entrepris : les soldats et des habitants de la ville requis à cet effet

avaient défriché  les bois d'aulnes et de saules qui couvraient les bords

marécageux de la Sarre.

   lLe camp était commandé par le lieutenant-général Villeroy . Elevé avec Louis XIV

c'était un courtisan aimable qui savait maitriser son naturel orgueilleux

et emporté . Il avait prouvé sa bravoure dans la mèlée , mais plus tard il se

montre incapable de commander une armée.

   Le roi et sa suite assistaient à Bouquenom à de belles manoeuvres militaires.

Le matin de bonne heure , un coup de canon appelle les soldats aux armes ,

au deuxième coup de canon ils se rassemblaient et au troisième ils sortaient

du camp . Le roi fit éxécuter les exercices les plus divers et les suivait d'un

oeil attentif ; aucun détail ne lui échappait . Les dames aussi honoraient

les manoeuvres de leur présence et les suivaient à cheval.


 

   Aux environs du camp , sur une hauteur , on avait construit des fortifications

de campagne . On avait remué beaucoup de terre , fait des tranchées ,

enfoncé de nombreux pieux , tressé de longs clayonnages . Tout se passait

selon les règles de l'art militaire du temps . Huit bataillons de Champagne ,

Navarre , Rouergue , Marine , Vieille Marine , fusilliers et dragons de la reine

défendaient le fort , et les autres montaient à l'assaut.

   Louis XIV exprime sa satisfaction et fit remmettre des gratifications

à la plupart des capitaines.

Elisabeth Charlotte  von der Pfalz Liselotte la princesse palatine , avait fait venir sa mère ,

l'électrice douairière et l'avait installée dans un village à trois quarts d'heure

de Bouquenom. Elle lui rendait visite tous les jours . Nous l'apprenons par

une lettre qu'elle adresse le 18 juillet de la Ferté-sous-Jouarre à son demi-frère ,

le Raugraf Karl Ludwig .

   Le roi passa six jours à Bouquenom . La tradition raconte qu'avant le départ

du souverain , son hote demande l'autorisation d'entretenir un colombier .

C'était un privilège réservé aux nobles , mais le roi , pour exprimer son

contentement , l'aurait accordé. De mème il aurait donné l'autorisation

de construire des halles et versé une contribution importante .

Les halles ont été effectivement baties en 1684 , un an après la visite

de Louis XIV . C'est l'actuelle mairie de Saarre-Union.

   Le 6 juillet, le cortège quitte la ville. Le Dauphin , à la tète de la Maison du Roi

prit le chemin de Sarrelouis . Le roi , la reine , le duc et la duchesse d'Orléans

par contre se rendirent à Sarrebruck ou ils passèrent la nuit au chateau des

comtes de Nassau-Sarrebruck . A Sarrelouis , forteresse que Vauban venait de construire

sur le territoire du duché de Lorraine , baillage d'Allemagne , et à Sarrebruck se trouvait

une nombreuse garnison française . La frontière du Nord-Est était bien gardée.

   Après avoir inspecté les installations militaires et les troupes des deux villes , le roi

prit le  chemin du retour . Il passe par Metz , Verdun , Chalons .

   Ce voyage , entrepris au moment des plus grandes chaleurs , avait été par moments bien

pénible , et en rentrant à Versailles tout le monde était bien las. Ce sont peut-ètre

ces fatigues qui ont contribué à la mort subite de la reine . Après une maladie de

quelques jours seulement , elle  succombe le 30 juillet 1685 , immédiatement après

son retour à Versailles .

   Ce troisième voyage de Louis XIV nous montre le roi au sommet de sa puissance.

Mais déja nous voyons apparaitre à l'horizon les nuages noirs qui annoncent le déclin

de son règne.



Bibliographie : - Les voyages de Louis XIV en Alsace , p. Christian Pfister ( Scéances

et travaux de l'Académie des Sciences morales et politiques , 1922 . )

- Geschichte der stadt Saarunion , P; Joseph Levy

- Die briefe der Liselotte von der Pfalz , Herzogin von Orléans .







texte dactylographié trouvé dans les vieux papiers de Mr Alfred Mahler...

                          
   Histoire



  Histoire du Comté de Sarrewerden  Histoire du Comté de Sarrewerden


           LA DEPENDANCE DES COMTES DE SARREWERDEN DE L'EVEQUE DE METZ

                                                           L'Hommage et le fief.

   Se faire protéger par un plus puissant a toujours été le désir de ceux qui se sentaient  faibles.

En revanche le puissant cherchait à maintenir ou a augmenter son prestige en s'attachant

le plus grand nombre possible d'hommes qui lui obéissaient . Ces tendances se manifestent

tout particulièrement aux époques troubles.

   Celui qui se mettait sous l'autorité d'un autre était le vassal ; celui qui détenait l'autorité

était le suzerain . Ces notions n'avait rien d'absolu . Un suzerain pouvait ètre le vassal d' un

autre . A une certaine époque le roi d'Angleterre était le vassal du roi de France parcequ'il

était duc de Normandie .

   Le vassal rendait hommage au suzerain ; il devenait "son homme" . Cela donnait lieu

à un cérémonial qui à l'origine se déroulait de la façon suivante : le vassal joignait ses mains

et les plaçait dan celles du suzerain .C'était le symbole de la soumission . Ensuite les deux

se baisaient sur la bouche en signe d'accord et d'amitié .

   Sur ce cérémonial de l'hommage se superposait plus tard un rite religieux :

le vassal posait sa main sur les Evangiles ou une relique et jurait fidélité à son suzerain .

C'était la "foi" ( Treue und Hulde ) . Mais la "foi" n'était pas toujours précédée d'un hommage .

Celui-ci était plus important que la foi .

   Le vassal rendait hommage pour une terre , une localité , une "cour" ou tout un territoire .

C'était un bénéfice qu'il avait reçu de son suzerain ou un bien qu'il avait offert ou qu'il avait été

contraint d'offrir au suzerain qui le lui avait rendu comme fief . En rendant hommage , il

reconnaissait que ce bien appartenait en fait à son suzerain .

   L'hommage se défaisait à la mort de l'un des deux contractants et devait alors ètre renouvelé.

A l'origine le suzerain , à la mort du vassal , pouvait donner l'investiture à qui bon lui semblait .

Mais très vite la vassalité devenait hérédutaire . A la mort du père , un fils , en général l'ainé ,

lui succédait . S'il n'avait pas de descendance male , le fief pouvait ètre transmis à une fille ,

mais ce n'était pas une règle générale . Certaines coutumes excluaient les filles.


                    Les comtes de Sarrewerden vassaux de l'évèque de Metz


  Les comtes de Sarrewerden étaient des vassaux de l'évèque de Metz . Le premier

document qui atteste leur dépendance est daté du 10 juillet 1261 .

   Henri II , comte Salverne (Sarrewerden) se reconnait homme lige , c'est à dire vassal

de l'évèque de Mès (Metz) et d'avoir reçu en fief Salverne avec ses dépendances ,

la cour de Wibelwulre (Vibersviller) et plusieurs autres fiefs dont avaient été investis

son père et ses ancètres .

   Parmi les dépendances , il y avait certainement Bouquenom . Cela résulte d'un passage

de la charte accordée à la ville de Bouquenom le 28 septembre 1328 par le compte Fréderic.

Celui-ci précise qu'il accorde des libertés à la ville , d'accord avec son seigneur

Adamarius , évèque de Metz ("mins gnedigen hern Adamarius von gottes genaden  

des bischofes von Meczen")

   Au 13ème et au 14ème siècle , ainsi qu'au début du 15ème , on considérait comme

fiefs de l'évèque de Metz uniquement Sarrewerden , Bouquenom et la cour de

Vibersviller . Mais au milieu du 15ème siècle se manifeste la tendance d'étendre

la dépendance sur tout le comté ; Lorentzen seul faisait exception parce que c'était

un fief de l'archevèché de Trèves . Plusieurs documents indiquent clairement cet

état de choses . Voici l'analyse d'un acte daté du 26 janvier 1481 .

   Le comte Nicolas de Moers-Sarrewerden reconnait que son père , le comte Jacques 1er

a frustré pendant 28 ans les frères Emich et Schafferidt , cmotes de Linange (Leiningen)

de revenus qui leur étaient dus du fait qu'une partie de Sarrewerden , Bouquenom et Lorentzen

étaient engagée à leur profit . La dette s'élevait  à 21450 florins , mais les comtes de Linange

l'avaient ramenée à 18450 . Pour ètre payés ils avaient déposé un plainte à la Chambre

Impériale contre Jacques et Nicolas de Sarrewerden . Ce dernier pour libérer sa conscience

et dédommager les Linange décide qu'à sa mort le comté de Sarrewerden soit donné

à Emch de Linange . Le document porte le sceau de Nicolas de Sarrewerden et de

l,évèque Georges de Metz avec la précision que tout le comté est un fief de l'évèque

(" von des gnaden und stifft die gantz graveschaft Sarwerden zu lehen rutet". )

 '(  Malgré cette disposition du comte Nicolas , le comté resta dans la famille des Moers-

Sarrewerden parce que Jacques 1er réussit à faire annuler l'acte de Nicolas et à faire passer

le comté à ses deux fils issus de son second mariage. )

   Plusieurs autres documents précisent que le comté de Sarrewerden était un fief de l'évèque

de Metz et que celui-ci était le seigneur territorial . Citons  les trois actes d'octobre ou novembre

1486 qui garantissent la "morgengebe" ( don fait par mari au moment du mariage ) de Barbara

de Fénétrange , épouse du comte Nicolas , son douaire de 6000 florins ( revenu en cas de

veuvage ) , une rente de 100 florins garantie par les revenus de l'étang de Harskirchen ( dont

la digue existe encore actuellement ) , l'acte du 7 janvier 1490 qui concerne le douaire d'Anne

de Berge , épouse du comte Jean III , celui du 23 avril 1491 par lequel la veuve du comte Nicolas,

Barbara de Fénétrange et ses héritiers reconaissent qu'ils n'ont plus de demande à formuler

en ce concerne la douaire de Barbara ; Jean III de son coté promet de payer chaque année

à la St Georges ( 23 avril ) une rente de 100 florins rhénans , garantie par des biens à

Harskirchen , Vibersviller et Insviller


                           Particularité de certains fiefs de l'évèché de METZ

  Les fiefs de l'évèque de Metz avaient une particularité : ceux qui étaient situés sur la rive

droite de la Sarre étaient des fiefs masculins . Cela veut dire qu'ils ne pouvaient ètre transmis

qu'à des descendants males et que les femmes étaient  exclues de la succession.

La coutume de l'évèché de Metz dit (en français moderne) : les fiefs situés en deçà de la

Sarre sont généralement  patrimoniaux (c'est à dire peuvent ètre hérités par de femmes)

et ceux qui sont au delà sont masculins , si les lettres d'investiture ne stipulent pas le contraire.

     Dans ce texte il manque une précision . En  réalité il ne s'agit pas de toute la Sarre ; mais

seulement de la Sarre supérieure . Un acte de l'évèque Raoul du 2 juillet 1408 dit :

si  vassal trépasse sans hoir ( descendant ) màle et s'il tient un fief de l'évèché situé

par delà la Sarre par devers l'Alsace , le fief retourne à l'évèché .

                   Le dernier comte de Sarrewerden meurt sans descendance màle

    Le  comte Henri III et son épouse Herzlaude de Ribeaupierre avaient vu mourir tous leur

enfants . Il était donc à craindre qu'à la mort du comte Henri  tout le comté de Sarrewerden ou

au moins Sarrewerden , Bouquenom et la cour de Vibersviller allaient retomber à l'évèque de

Metz.

     Henri III avait un frère éminent , Fréderic , archevèque de Cologne depuis l'age de 22 ans .

Il cherche à conserver tout le comté dans la famille , de le faire passer à une de ses deux

soeurs . Il arrangea le mariage  de Walpurga avec le comte Fréderic de Moers . En cela il

poursuivait aussi un but politique : le comté de Moers était situé entre deux possessions

de l'archevèché de Cologne.

     Quand Henri III mourut en 1397 , à l'age d'environ 40 ans , son frère Fréderic prit en main

l'administration du comté de Sarrewerden . Il fit jouer son influence pour assurer la

succession à son beau-frère , le comte de Moers . C'était fait en été 1399 . Mais l'évèque

de Metz continuait à se montrer réticent  . Ce n'est que le premier Ier juillet 1418 que l'évèque

Conrad Beyer , à la demande de l'archevèque Didier de Cologne , fils du comte Fréderic

de Moers et Walpurga de Sarrewerden , donna au comte de Moers  l'investiture pour les

fiefs messins , mais en rappelant que c'étaient des fiefs masculins et qu'à la mort d'un

Moers-Sarrewerden sans descendance màle ils devaient revenir à l'évèché.

        Mort du dernier comte de Moers Sarrewerden

    Le cas prévu dans l'acte du 1er juillet 1418 se présenta en 1527 quand mourut

Jean-Jacques , dernier comte de Moers Sarrewerden , un enfant faible d'ésprit  ,

peut-ètre sourd-muet . L'évèque Jean de Metz donna à son frère , le duc Antoine de Lorraine

l'investiture pour le comté de Sarrewerden . Mais le comte Jean-Louis de Nassau-Sarrebruck,

qui avait épousé  Catherine de Moers-Sarrewerden , la cousine de Jean-Jacques , qui

administrait déjà la moitié du comté depuis la mort de son beau-père Jean III , prit possession

aussi de l'autre moitié du comté.

     Le duc de Lorraine engagea un procès auprès de la Chambre Impériale de Spire .

Il dura 102 ans . A ce procés les Nassau prétendaient toujours que Sarrewerden , Bouquenom

et la cour de Vibersviller seuls étaient les fiefs messins et que le reste du comté était formé

de biens allodiaux . Ils réussirent à faire admettre cette thèse parce que les ducs de Lorraine

ne pouvaient pas produire les documents que nous avons analysés plus haut et qui pourtant

éxistaient aux archives de Metz . Il y avait bien eu des témoins qui certifiaient que la

prestation de tous les services , corvées , du cens et des revenus de tout le comté se

faisait à Sarrewerden et à Bouquenom , mais cela ne suffisait Pas pour convaincre la

Chambre Impériale .

     La sentence fut prononcée le 7 juillet 1629 . Le chateau fort de la ville de Sarrewerden ,

la ville de Bouquenom et la cour de Vibersviller , chacun avec ce qui en fait partie ,

appartiennent en droit au duc de Lorraine parceque ce sont des fiefs masculins ; ils sont

à rendre par les comtes de Nassau avec tous les revenus .


                  Occupation du comté par le duc de Lorraine

     Ayant pris connaissance du jugement de la Chambre Impériale de Spire - c'était à Nancy ,

vers le 12 juillet - le duc François II se mit dans une grande colère . Il avait éspéré qu'on lui

attribuerait tout le comté . Il jeta le papier par terre  , le piétina et cria qu'il était assez fort pour

s'emparer de tout le comté . Il trouva in prétexte  . Interprètant à sa façon les termes   

" mit eines Jedes Pertinenzien und Gehoerungen " il déclara que tout le comté devait lui revenir

parceque les villages étaient comme les prolongements de Sarrewerden et Bouquenom .

     Il mit ses troupes en état de guerre , et le 24 juillet il envoya son conseiller

Nicolas de Sereimchamp à Sarrebruck pour notifier au comte Guillaume Louis  que le

comté de Sarrewerden était propriété Lorraine . On lui répondit que le comte devait parler

de cette affaire à ces frères et que son maitre voudrait patienter un petit peu . Mais quand

on apprit  à Sarrebuck les mouvements des troupes lorraines , on envoya l'ordre à

Bouquenom de mettre les archives en sécurité . Des voituriers de Mackwiller chargèrent

dabord les documents qui se trouvaient au chateau de Lorentzen , puis ils se rendirent à

Bouquenom pour y embarquer les archives ; ensuite ils conduisirent le tout à Sarrebruck.

Dans tout le comté il n'y avait qu'un peu de cavalerie impériale . Les Nassau étaient donc

incapables de défendre le territoire .

     Le lundi 30 juillet une noble compagnie à cheval se présente devant la porte inférieure  de

Bouquenom . C'étaient le conseiller Nicolas de Sereimpchamp , Philippe Bossi , bailli de

Sarralbe et d'autres messieurs lorrains . Ils demandèrent que les bourgeois viennent ,

le Schulteheiss ( maire nommé par le seigneur ) en tète , pour écouter la lecture d'un décret.

Les hauts fonctionnaires nassoviens : le bailli Nicolas Gantz et l'Ammtschaffner Léonard

Clemenz , Sereimchamp déclara que si on ne permettait pas aux bourgeois de sortir de la

ville , il irait les y rejoindre . Pour cela il y avait déjà des soldats dans les ebvirons . Ensuite

les messieurs lorraains partirent.

    Le lendemain matin , mardi , le 31 juillet , entre 3 et 4 heures , plusieurs compagnies de

soldats lorrains , fantassins et cavaliers , se présentèrent devant la porte inférieure .
                                                          
Une vingtaine de de mousquetaires occupèrent la partie exterieure de la porte ; d'autres

éscaladèrent le mur d'enceinte . Ensuite un héraut , Nicolas Bayer , bourgeois de

Welferding , donna l'ordre d'ouvrir les portes . Alors parut l'Amtschaffner Clementz et

demanda  de parler avec le gouverneur de Bitche personnellement . Mais celui-ci dormait

encore , et à sa place s'avancèrent deux officiers avec lesquels eurent lieu les pourparlers.

Les officiers demandèrent qu'on ouvre les portes . La ville garderait ses privilèges , et il

ne serait touché ni aux biens ni à la religion des habitants . En cas de résistance , la ville

serait prise d'assaut . De l'artillerie serait déjà en route , venant d'Altwiller , Clemenz

protesta contre le coup de main .

     Entre temps le Schultheiss et les jurés étaient arrivés . Ils demandèrent qu'on attende

les ordre de Sarrebruck . Mais plusieurs escadrons de cavaliers cernèrent la ville , et

l'infanterie se retrancha au faubourg et "sous les tilleuls" . Sereinchamp s'approcha

avec une escorte et exigea catégoriquement et avec des menaces qu'on le laisse entrer .

On obtempéra , et puis on referme la porte .

     Sereimchamp , à cheval , se rendit à l'hotel de ville . Il était six heures du matin .

Le Schultheiss et les jurés ( das gericht ) prètèrent serment de fidélité au duc de Lorraine .

Sereimchamp leur attesta par écrit qu'ils avaienrt été forcés d'agir ainsi . Il quitta l'hotel de

ville , se rendit à la la porte inférieure , l'ouvrit lui-mème et la fit occuper par des soldats .

Au bailli Gentz et à l'amtschaffner Clemenz on interdit de quitter leur maison.

     A 11 heures le gouverneur de Bitche entra dans la ville avec 1000 soldats . Les bourgeois

durent se présenter à l'hotel de ville . En présence de la force armée et sous la menace du

feu et de l'épée en cas de refus , se déroula la cérémonie de l'hommage . La moitié des

troupes resta à Bouquenom , l'autre moitié se rendit à Sarrewerden le jour mème .

Le mur d'enceinte de la ville fut éscaladé , les portes furent enfoncées , le commandant

fut désarmé et conduit à Bouquenom comme prisonnier .

     Mercedi , le 1er aout , à 6 heures du matin , Sereimchamp ordonna à Gantz par l'intermed-

iaire du Schultheiss de Hambach de quitter la ville sans retard . Celui-ci répondit qu'il

n'avait d'ordre à recevoir que de son maitre , le comte . Alors Sereimchamp se rendit

lui-mème chez le bailli . Celui-ci resta ferme . C'est seulement lorsqu'on le menaça de

l'arrèter et de le faire conduire à Nancy qu'il céda . A 17 heures  il quitta la ville  pour

toujours , à cheval , avec une escorte. L'Amtschaffner resta probablement caché dans

la ville . Il renseigna plus tard ses maitres sur l'activité des nouvelles autorités .

     Le mème après-midi on fit rassemblés dans la cour du chateau de Sarrewerden  les

maires ( Meyer ) et les jurés de tous les villages du comté . Ils durent rendre hommage à

un maitre qu'ils ne connaissaient pas et qui ne comprenait pas leur langue . On leur lut

un document soit-disant de l'empereur , qui ordonna l'annexion du comté par le duc

de Lorraine . Ensuite Nicolas de Sereinchamp annonça qu'il était nommé gouverneur

de tout le pays

                  Occupation de l'avouerie de Herbitzheim

   Le 5 aout on procède d'une façon analogue Herbitzheim pour les villages de l'avouerie :

Herbitzheim , Keskastel , Oermingen . Cette occupation ne se justifiait pas . Depuis plus de 200

ans l'avouerie de Herbitzheim appartenait  aux Nassau et n'avait rien à voir avec l'héritage

des comtes de Moers- Sarrewerden . On se servit d'un prétexte . Les Nassau avaient été

condamnés à rembourser les revenus de Bouquenom et de Sarrewerden perçus indument

pendant 102 ans . Ils étaient évalués à la somme formidable de 2 millions de Reichsthaler ,

et Herbitzheim était saisi en gage.

     Le village fut occupé par un caporal et un certain nombre de soldats . Les fonctionnaires

nassoviens furent obligés de remettre aux Lorrains les comptes et documents en leur

possession qui furent mis dans un grand sac et transportés à Nancy .

     On était au début du mois d'aout . La moisson des domaines de la seigneurie était un

butin bienvenu . Par contre les particuliers en général ne subirent pas de dommages . Il y

eut quelques exceptions  qu'il fallait mettre au compte de soldats indisciplinés : des pillages

et des mauvais traitements .

     Il y eut des villages ou des habitants ne répondaient pas à l'appel de prèter le serment

de fidélité au duc de Lorraine . Alors les soldats entraient en action , et brutalement ils

forçaient les récalcitrants à rendre hommage au nouveau maitre .















à suivre

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     VISITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
VISITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : 14 avril 1972

                                              

               DISCOURS PRONONCE PAR MONSIEUR KOESSLER
                                          MAIRE DE SARRE UNION
LORS DE LA VISITE DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE    
                                            GEORGES POMPIDOU
                                                    14 AVRIL 1972
Le Président Pompidou et le Maire Alphonse Koessler


Monsieur le Président de la République ,

     Depuis près de trois siècles , depuis qu'en 1683 le Roi Louis XIV a séjourné ici et fait don à notre

ville de l'hotel ou siège maintenant la municipalité , Sarre-union n'avait plus eu l'honneur de la

visite du Chef de l'Etat .

     Et pourtant vous avez déjà effectué , il y a près de deux ans , une visite officielle dans notre région .

Mais aujourd'hui , sur les les chemins de la Lorraine vous n'avez pas voulu traverser cette bosse

que nous faisons sur le plateau lorrain , sans faire au moins un court arrèt en terre alsacienne ,

soulignant ainsi que la Lorraine et l'Alsace ne sont pas séparés dans vos préoccupations ,

que vous comprenez leurs problèmes et que vous encouragez leurs ambitions.

     L'honneur est insigne et nous le ressentons très profondément pour notre cité . Nous le

ressentons aussi pour l'Alsace . Nous savons bien , en effet qu'en vous arrètant ici , c'est à

l'Alsace toute entière que vous avez voulu témoigner votre sollicitude . Aussi à coté des

magistrats municipaux , de toute la province sont-ils là devant vous , pour manifester leur

profonde gratitude .

     Les communications en effet sont le handicap qui nous empèche de mettre pleinement

à profit la position qui est maintenant la notre dans l'Europe de la paix . Car si les pressions

que nous subissons ont heureusement changé de caractère , elle ne sont pas moins  vives .

Pour leur faire équilibre en mettant au niveau de nos voisins , il faut donner un nouvel élan à

l'économie de nos  régions de l'Est . Ainsi au lieu d'ètre un point de moindre résistance ,

nous deviendrons au contraire un des appuis de la construction européenne.

     Les Vosges sont encore une barrière . IL y a plus de deux ans que la décision de relier

Paris à Strasbourg par une autoroute a été annoncée . On a insisté alors sur l'urgence de

cette réalisation . Or , nous venons d'apprenfre que cet ouvrage ne serait achevé qu'en 1979 .

    Monsieur le Président , ce délai est bien long , comme l'on rappelé tout recemment encore

les "dernières nouvelles d'Alsace " et le " républicain lorrain " .

     Louis XIV avait marqué sa visite à Sarre Union par un don à la ville . Puissiez-vous faire

un don à l'Alsace , en mème temps qu'à la Lorraine et à la France . Puissiez-vous ordonner

que le délai de construction de l'autauroute soit racourci de deux ans . Nous vous en

aurions une grande reconnaissance car si les travaux ne se faisaient pas aussi rapidement

qu'il est possible , ce serait une grande déception pour la population , surtout pour celle de

l'Alsace Bossue , qui a toujours eu l'impression d'ètre un peu oubliée .

     Monsieur le Président , ce n'est pas en vain , j'en suis sur , que nous parlons ainsi à celui

qui , après La Haye et après les Açores , va donner à la volonté française d'élargissement

et d'approfondissement de l'Europe , la consécration d'une consultation nationale.

En Alsace , cette consultation se déroulera à quelques jours de la cérémonie qui , à

Strasbourg , va marquer l'ouverture du chantier de la nouvelle maison de l'Europe . Cette

rencontre est assez claire pour que nous n'ayons pas besoin de dire ou irons demain nos

nos suffrages ou va aujourd'hui notre confiance .

     En terminant , Monsieur le Président , je voudrais évoquer une autre rencontre , plus

personnelle et qui touche ici tout particulièrement . En mai 1940 , les habitants de Sarre-Union

ont été évacués à Sornac en Auvergne . Ils y ont été reçus avec beaucoup de bienveillance

et d'amitié . Aujourd'hui , avec l'honneur de recevoir le premier Magistrat de France , nous

ressentons le plaisir d'accueillir un enfant de l'Auvergne , et à travers lui , de dire à nos amis

des jours sombres que nous ne les avons pas oubliés .


                    Vive le Président de la République

                     Vive la France

                      et Vive L'Europe


REPONSE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU DISCOURS DU MAIRE
                                       

     Que pourrais-je ajouter , habitants de Sarre-Union , après votre Maire qui a tout dit .

Il a dit l'attachement de l'Alsace à la France . Il a dit la solidarité d'interrèts et de sentiments entre

l'Alsace et la Lorraine . Il a dit mème , l'amitié particulière que les malheurs ont pu céer entre

cette petite ville alsacienne et une petite localité d'Auvergne.

     Il a dit aussi au passage que  le passé de Sarre-Union était grand , ancien , et que le

Roi Louis XIV s'y était arrèté et avait laissé la trace de son passage : un hotel de ville .

J'ai l'impression qu'on attend de moi un tout petit peu plus . (Rires) Et pourtant la France

d'aujourd'hui n'a peut-ètre pas tout à fait la richesse de celle de Louis XIV .

     Cette richesse , nous sommes néanmoins en train d'essayer de la recréer . Après ètre

sorti des désastres de la dernière guerre gràce à l'appel du Général de Gaulle , la France a tout

à coup retrouvé une jeunesse , une vitalité . Et cette jeunesse , cette vitalité , se manifestent

sans aucun doute en Lorraine et en Alsace plus que partout ailleurs . D'abord par l'habitude ,

si je puis dire , car vous avez l'habitude de lutter , de résister , de triompher en fin de compte.



à suivre

 
 


Remise d'un  bouquet

        
    "Notre commune et , avec elle,
    toute la région d'Alsace sont
    très honorées de votre visite
    et vous expriment leur joie
    et leur Foi en l'Avenir de la
    France .

   - Merci , ma fille . "


  Le Président Pompidou et le Maire Alphonse Koessler
à sarre-union 1912 le President Pompidou à Sarre-Union 1972

d'aprés "échos et images" de l'époque conservé par Mr Alfred Mahler

"le reportage photographique à pu ètre réalisé
  grace au prèt d'originaux par :
- Les Dernières Nouvelles d'Alsace ,
-Des amateurs de Sarre-Union "



à suivre




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 Lieutenant général Virgile Schneider        DNA du 27 03 2005

Tiré des oubliettes de l'histoire
Si d'aucuns prétendent qu'il est né à Bitche, il n'en est rien. Virgile Schneider est l'un des plus illustres enfants de Sarre-Union. Jean-Louis Wilbert retrace la carrière de celui qui fut ministre de la guerre et dont le nom est gravé sur l'Arc de Triomphe


       

Virgile Schneider fut lieutenant général, ce qui correspond à un général de division trois étoiles.(Document Musée de l'armée)
Jean-Louis Wilbert, avec René Ratineau, signe là un ouvrage essentiel de l'histoire sarre-unionnaise.(Photo DNA)
Avec le défunt René Ratineau, Jean-Louis Wilbert a accompli un travail remarquable de recherches et d'écriture ayant conduit à la publication d'un petit livret de 64 pages sur la vie du chef d'état-major du général Rapp et ministre de la guerre sous la monarchie de Juillet. A 64 ans, cet enseignant et directeur d'école retraité, demeurant à Keskastel, est un collaborateur de longue date de la rédaction des DNA de Sarre-Union où il tient depuis deux ans une chronique estivale sur les personnalités méconnues d'Alsace Bossue.

Vice-président de la société d'histoire et d'archéologie de Saverne et membre de plusieurs autres sociétés d'histoire, Jean-Louis Wilbert a été piqué par le virus il y a belle lurette. C'était il y a quarante ans lorsqu'il enseignait à Sarrewerden. Il s'est intéressé naturellement à l'histoire du conté, et de fil en aiguille à celle de la région. Dirigeant d'une chorale et accessoirement organiste -« un autre dada », dit-il modestement- il correspond aussi régulièrement avec des revues historiques de Moselle et du Bas-Rhin.
Enfin, à l'occasion il donne quelques conférences comme ce fut le cas récemment à Reichshoffen.
Dix ans d'enquête

Jean-Louis Wilbert, qui prépare actuellement un ouvrage sur Keskastel, des origines à nos jours, nous livre dans son opuscule dédié à Schneider le fruit de longues recherches. Dix ans d'enquête ou presque. A fouiller les archives de la région alors que René Ratineau, ancien journaliste parisien décédé en février 2004, dont l'épouse descend d'une famille sarre-unionnaise, cherchait de son côté dans les documents archivés sur le plan national.

L'affaire a pris corps en fait dès 1991, lorsque Wilbert est contacté par un Américain, semble-t-il descendant du général Rapp de Colmar, qui étudiait le passé de son ancêtre. En 1999, un Italien de Turin est venu en Alsace Bossue faire des recherches sur la famille Schneider. Le sujet avait déjà suscité l'intérêt de l'historien local qui dès lors s'est lancé dans la rédaction de ses découvertes.
Avec ses cousins
Qui donc était vraiment ce Virgile Schneider dont une rue de Bitche porte le nom ? Né à Sarre-Union le 23 mars 1779 d'un père médecin stipendié dans le bourg centre d'Alsace Bossue et à Sarralbe jusqu'en 1785 -François Christophe Schneider exercera ensuite à Bitche où Virgile passera une partie de sa jeunesse- , l'illustre Sarre-unionnais aura été témoin durant son existence des plus grands faits militaires de son époque.
La carrière de cet ancien élève de Polytechnique de Paris a été exemplaire à plus d'un titre. Témoin de la victoire de Marengo (1800) et choisi comme aide de camp par Clarke et Rapp, Schneider a été des campagnes militaires en Espagne, à Corfou et en Russie. Il deviendra en 1832 conseiller général de l'arrondissement de Sarreguemines puis député de la Moselle. A la Chambre, il siégera avec ses cousins Adolphe et Eugène qui seront à l'origine des usines métallurgiques du Creusot. En 1839 il deviendra ministre de la guerre sous Louis-Philippe, le restera 9 mois, et sera le défenseur des forts détachés de Paris et de Bitche (St-Sébastien). Il est décédé le 11 juillet 1847 dans la capitale où il est enterré au Père-Lachaise.
Détruits par la Révolution
Virgile Schneider est revenu souvent à Bouquenom, chez son ami le maire Kremp. Il était marié à la comtesse Catherine Zaleska. L'Alsacien était allé s'enfermer à Dantzig avec son supérieur Rapp et leurs troupes lors de la campagne de Russie. Ils se sont finalement rendus et ont été fait prisonniers puis transférés en Ukraine, à Kiev.

C'est à cette époque-là qu'il a connu et épousé la future mère de ses trois filles. « On peut regretter, confie Jean-Louis Wilbert, que peu d'informations ont été trouvées concernant la comtesse polonaise Catherine Zaleska, mais ce n'est pas faute d'avoir entrepris des recherches en Pologne, en Russie et en Ukraine... avec l'aide de Mme Lieb, des prêtres polonais du secteur, d'historiens russes de l'université de St Petersbourg ou de Dantzig. Les réponses furent toujours les mêmes : la Révolution de 1917 a détruit la plupart des documents concernant les familles nobles » regrette-t-il. Reste que le travail qui s'appuie aussi sur plusieurs « mémoires militaires » rédigées par Schneider lui-même, tire des oubliettes de l'histoire un concitoyen de Sarre-Union totalement oublié et méconnu. Un livret à posséder absolument pour tous ceux qui s'intéressent à notre histoire.
Jean-Luc Will
Le livret sur Virgile Schneider, préfacé par Marc Séné et Denis Lieb est en vente chez les dépositaires de presse à Sarre-Union, à Drulingen, dans les mairies de Bitche et de Sarralbe ainsi que chez l'auteur, au prix de 10 €.



 document Guy Mattern document Guy Mattern
 d'après photo DNA

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 L'HISTOIRE POSTALE MOUVEMENTEE DE SARRE UNION

(d'après des documents que m'a remis  Mr Guy Mattern natif de Sarre-Union ,collectioneur
de lettres anciennes) merci à lui...


Aucune ville ne présente tant de variations , en ce qui concerne les Noms

successifs de son Bureau de Postes et les libellés de ses estampilles postales
que la ville de Sarre-Union :

1774 - 1794   : Bouquenom

1794 - 1819    : Saar-Union

1819 - 1831     : Saar-Werden

1831 - 1870    : Saar-Union

1870 - 1890   : Bouckenheim

1890 - 1915    : Saarunion

1915 - 1918     : Saar-Buckenheim

1919 - 1940   : Sarre-Union

1940 - 1945   : Saar-Buckenheim

1945 à nos jours : Sarre-Union  

et peut-ètre bientot Sarre-Fussballheim , qui sait...ou Sarre-Footheim


Le premier bureau postal est ouvert en 1787 .

Marques de départ  :   BOUQUENOM

Deux marques ont été retrouvées sur des lettres provenant de militaires.

Il s'agit néanmoins d'un bureau civil  :

BOUQUENOM    9 juin  1785  , lettre de M. Reitterwald
   55                         (55 était le N° du département de la Moselle)

BOUQUENOM    29 octobre 1793 ( Camp de Bouquenom )

Cette marque de départ la période des "MARQUES POSTALES" qui servaient

avant tout au calcul des taxes  qui augmentaient avec la distance entre les lieux

d'expédition et de déstination.

Pour tous les bureaux de postes français du 18ème siècle nous distinguons 3

genres de marques postales :

-Marque de départ

-Marque de port payé

-Marque de déboursé

Un décret du 16 juin  1794 réunit les villages de Bouquenom (Saar-Bockenheim)

et de Saar-Werden sous le nom de SARRE-UNION ; à partir de cette date

la ville est rattaché au  Département 67 ( Bas-Rhin ) et la marque postale

devient       :                67
                             SAAR-UNION                                 1797

                                    P.67.P
                              SAAR-UNION     " Port payé"    1799  

                                    DEB.67
                               SAAR-UNION     "Déboursés"   1799    

De Novembre 1818 à 1831 le bureau de Poste prends le nom de SARRE-WERDEN

qui remplace SAAR-UNION dans les marques.




Les premiéres indiquaient le nom du bureau auquel l'expéditeur avait remis

sa lettre ainsi que la taxe à percevoir .

EN EFFET , AUTREFOIS C'ETAIT LE DESTINATAIRE QUI DEVAIT PAYER

LE PORT DES LETTRES.

Pour des lettres adressées à des administrations , de faire-part ou de

réclames commerciales c'était l'expéditeur qui payait la taxe . Dans ce cas

on apposait sur la lettre "P.P (port payé)

Une lettre dont le destinataire avait quitté le lieu de déstination , était

éstampiée au verso d'une marque de " déboursé " afin que la taxe ne put

ètre réclaméee à ce bureau.

A partir de 1831 apparissent les premiers cachets circulaires à date .

Ce fut d'abord le grand cachet de 30mm de diamètre , libellé SAAR-UNION(67)

Vers 1836 les dimensions des cachets diminuent  à 25 mm.

UNE VRAIE REVOLUTION :

LA CREATION DU TIMBRE POSTE EN 1849          GRIFFES TAXE
                                                                                                        25
La France a émis son premier timbre poste, le célèbre "Cérès" à 20 centimes, le 1er janvier 1849 sous la IIème République, soit 9 ans après la Grande Bretagne



A prtir du 1er juillet 1850 et jusqu'au 1er juillet 1854 , les plis ordinaires

non affranchis sont taxés à 25 centimes .


A partir du 1er juillet 1854 les plis non affranchis sont taxés à 30 centimes

20 centimes d'affranchissement plus 10 centimes de pénalité.

Les boites rurales sont des boites aux lettres installées dans les communes

rurales . Le facteur apposait sur chaque pli sortant de ces boites une lettre

majuscule pour indiquer la commune de départ

Les premiers timbres de Sarre-Union furent oblitérés pendant la premiére

quinzaine du mois de janvier 1849 au moyen d'un cachet de taille moyenne,

ensuite jusqu'au 1er  janvier 1852 à l'aide du cachet " grille " , tandis que le cachet

à date fut apposé à coté du timbre.

A partir de 1852 tous les bureaux de poste en exercice furent dotés d'un numéro d'ordre

suivant la liste alphabétique des Bureaux de France qui comprenait les N° 1 à 3703.

Ce furent de " petits chiffres " de 4mm de hauteur entourés de points formant un losange.

De 1852 à 1863 le bureau de SAAR-UNION a donc oblitéré les timbres avec le petit

chiffre 2766 . De nouveaux bureaux ayant été créés et d'autre incorporés , une nouvelle

liste alphabétique fut dressée et SAAR-UNION reçut un nouveau cachet au grand

chiffre 3253.

Le petit cachet à date fut remplacé en 1868 par un cachet un peu plus grand 23 mm

qui comprenait le quantième et le millésime , le N° de la levée.

L'administration allemande a contnué d'utiliser ce cachet sur ses plis officiels et pour

oblitérer les timbres d'occupation dits d'Alsace-Lorraine en 1870.

Après le dit cachet fut mis en service en 1870 un cachet à date , libelé BUCKENHEIM

et plus tard SAAR-UNION.

Vers 1890 le trait d'union disparait et on lit sur le cachet : SAARUNION jusqu'en 1915.

Un décret impérial du 2 aout 1915 remplace le nom de SAARUNION par celui de

SAAR-BUCKENHEIM.

Fin 1918  et début 1919 , les PTT utilisent ce cachet allemand pour oblitérer les timbres

français.

Le premier cachet français "SARRE-UNION " ne porte pas encore le nom du département.

Le suivant "SARRE-UNION (BAS-RHIN)" lequel est remplacé vers 1940 par le cachet

"SARREUNION".

Au début de l'occupation en 1940 les lettres portaient un cachet  provisoire  frappé avec

un timbre en caoutchouc dans un cadre réctangulaire de 52 x 19 mm " SAAR-

BUCKENHEIM".

En 1945 enfin nous retrouverons les cachets "SARRE-UNION".


si vous disposez de tels documents se serait sympa de m'en faire parvenir une copie pour illusrer ce texte ...

merci à Caroline Requet de Béziers qui ma envoyé ce document


Le 29 octobre 1824 , le pont de Bouquenom est emporté par les crues de

de la Sarre . Ce pont , un bel ouvrage datant de 1751 comptant 14 arches

et mesurant 200 mètres de long sur 8 mètres de large , a été pendant

lonftemps le symbole de la division et mème un enjeu de luttes entre les

populations riveraines .

Ce pont , après de multiples décisions , n'a été définitivement breconstruit

qu'après 1830 .

En 1830 le destin des deux cités est scellé ; le pont reconstruit permettra

des échanges fructueux et sera gage de prospérité .

image de la poste à sarre-union du début j'usqu'a notr'époque







En 1790 l'Assemblée Constituante a proclamé deux décrets divisant la France

en 83 départements .

Postalement ce découpage adminisratif se matérialise par l'adjonction

du N° du département sur les marques postales.

Pour BOUQUENOM se sera le N° 55 (Moselle) jusqu'au 23 Novembre 1793

Pour le reste du Bas-Rhin il sera attribué le N° 67 . Le Bas-Rhin est l'un des

rares départements a avoir conservé jusqu'a nos jours son numéro d'origine.

carte du début du 20ème siècle  merci à Guy Mattern

à suivre
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 L'ancien  Relais de la Poste situé en face de la Mairie

En remontant la grand'rue vous passerez devant
L'ancien  Relais de la Poste situé en face de la Mairie

sur cette photo (1938 ?) la porte cochère et l'oriel sont encore en place
la " taverne alsacienne" à Sarre Union
merci à Guy Mattern qui m'a envoyé ces images..
sur cette  photo que  m'a envoyé Guy Mattern on voit particulièrement
bien le porche qui se trouve maintenant square Dommel
on devine un véhicule tiré par des chevaux..
   
l'interieur de la taverne  
D' après des travaux historiques, Louis XIV aurait séjourné dans ce relais de poste lors de sa visite en juillet 1683. Au 18e siècle, propriété des familles Karcher Herrenschmitt, qui y installèrent une fabrique d' ouate. Ils font sculpter la porte avec leur emblème , le mouton et percer la porte cochère datée de 1731 (qui n' est plus en place actuellement). Quatre grandes salles à chaque niveau rappellent la fonction d' atelier. Au début du 20e siècle, le rez-de-chaussée est aménagé en restaurant et cinéma. Le restaurant est toujours en fonction, la salle de cinéma est désaffectée. Vers 1960, pour moderniser la boutique un oriel est arraché, la porte cochère déplacée dans le square Dommel.
(d'après  : http://www.patrimoine-de-france.org )

square Dommel
square Dommel

on peut encore distinguer le mouton de l'emblème






  photos anciennes de Sarre-Union + détails
gràce à l'excellente définition de ces photos de Camille Kraemer , il est possible
d'en agrandir des détails qui passent inaperçu sur la photo d'ensemble

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l'homme à la fourche

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photo de la Grand'rue 1896 (C Kraemer)
quand on regarde de plus près on voit l'ancienne fontaine
et la maison qui a éte arrachée depuis...et c'est bien dommage
(tout en haut de la rue)






devant la pharmacie



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zero voiture                                                           un artisan avec sa cariole au travail
sur la route : du crotin de cheval



café restaurant Weber                                   magasin Wolff

un dentiste et un "friseur"?
à moins que ce ne soit un dentiste-friseur !
en face de la pharmacie...c'était au début du XXème siècle ?
en tous cas il y avait déjà l'électriciré



la fontaine présente sur la photo de 1896 n'e'st plus là



A la Benediction des Cloches de l'église de la Ville-Neuve
c'était le 10 fevrier 1924


n'est-ce pas Alfred Mahler ce cavalier ?
il avait 22 ans en 1924
si vous avez une idée, faites-m'en part.


....

Sarre-Union juste avant la 2ème guerre mondiale

une jolie terrasse en face de la Mairie
   

années quarantes ,l'oriel et la porte cochère de l'ancien relai de la Poste sont encore en place





 
la grand'rue autrefois : 14 juillet 1919
des airs de grande ville
d'après photos parues dans la revue n°8  de la sté d'histoire et d'archéologie (jacques wolff)




Histoire de la Pharmacie St Georges de Sarre-Union

L'acte de vente (en octobre 1869) entre la veuve du pharmacien
Jean Nicolas Kablé , décédé , et Jacques Mahler
la pharmacie se trouvait plus haut dans la rue
"entre François Ritié et une ruelle"
jacques mahler pèrejacques mahler (père)


TOC TOC...
  le premier telephone de la Pharmacie... au debut des années 1900
                                    DRINIIIIIING...



"la pharmacie dont il s'agit a été créée par Mr Kablé
au courant de l'année 1833"


         1895  pharmacie Mahler   déjà 9 Grand'rue ..
 
dans l'ordonancier de jiun 1855 : une préparation pour  Mr Karcher "schwanenwirt"...
c'étatait du temps du pharmacien J N KABLE
Sarre Union avait un restaurant "au cygne"
ordonnancier 1902
dessin sur la dernière page d'un ordonnancier de 1894  1892
        1980 : le bon vieux temps
          
       1976
      pharmacie en 1976 le bon vieux temps1980
        façade du 9 grand'rue 1877
       etat actuel
      Seule a porte d'entrée à gauche est encore en place
un ordonnancier de la pharmacie en 1864, la page d'entrée est signée par le Maire(à droite)F  Flurer
le pharmacien est J.N Kablé
   
c'ets Jacques Mahler qui prit sa  succession  le 15 seotembre 1869
comme en  témoigne la page de l'ordonnancier ci-dessous à  gauche  :
en ce temps là  tout les remédes étaient préparés  par le pharmacien..
"15 septembre 1869  jour de mon entrée  dans la pharmacie"
 
le fils puis le petit-fils Alfred Mahler lui ont succédés
A.Mahler à la retraite depuis 1975  est toujours alerte dans sa 102éme année..





  quelques années plus tard ...
   
après trois générations de pharmaciens Mahler (Mr Alfred Mahler à eu  100 ans en avril 2002) de père en fils depuis 1870 , c'est G. Weber qui racheta la
pharmacie à Alfred Mahler en 1976. C'est en 1980 que S. et M. Jacob devinrent propriétaires de la pharmacie.                                                                         
aussi appelée PHARMACIE SAINT GEORGES  (Saint Georges, Patron de la Paroisse de Sarre-Union)                                                  
Après d'important travaux en 1988, 1995, et 1998 la pharmacie a acquis son aspect actuel.


C'est pendant les travaux en 1995 que nous avons eu l'agréable surprise de mettre à jour une arche en
grès , que l'on peut voir maintenant dans le passage vers l'arrière de l'officine.


escalier en colimaçon 9 grand'rue à sarre-unionenv 1560
A droite une porte s'ouvre sur un magnifique escalier en colimaçon construit vers 1560.
escalier
escalier en colimaçon  1560


                                                                                                                                                                                                     escalier en colimaçon vu de la cour à sarre-unionc'est l'entrée des artistes , Louis XIV en personne est passé par là...photo marcel jacob 7 2006



la porte (le fronton) d'entrée coté cour , est classée



le fronton porte l'inscription : 1560
dans notre cour à sarre-union : 1560 une façade Renaissance






  un "tarex" de la ville de Strasbourg , en trois langues , daté de 1759
Etat et Taxe des Médicaments simples et composés qui se trouvent
et doivent se trouver chez les Apothicaires de la ville de Strasbourg,
faite et publiée par ordre de Messieurs du Magistrat de la dite ville

...qu'ils auraient vendu les autres médicaments audela
du juste prix reglé par ladite Taxe et souvent mème à
un prix arbitraire, tellement que par là le pauvre particulier
a été mis hors d'état de les acheter et d'en tirer du soulagement
dans ses maladies : Nous pour faire cesser les plaintes ,
qui Nous ont été portées à ce sujet , avons d'abord fait examiner
par le Collège de Médecine établi en cette ville,assisté du
premier Medecin d'icelle la Pharmacopée publiée cy-devant,
lesquels enont separé ce qu'ils y ont trouvéd'inutile , de superflu,
et hors d'usage , et y ont substitué plusieurs compositions
salutaires et nouveles , approuvées par l'expérience ,...
.....


marque de tacheron

1 rose? sarre-union 9 grd rue







vue de la grand'rue début 2003il reste quelques commerces...  on voit les fanions la pharmacie en 1890
d'après echos et images....  pas mal





une photo très ancienne

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