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généalogie Jacobs Henry à Bouquenom
Histoire des Jacobs de Bouquenom de 1600 à 1800
C'est gràce aux registres d'état civil numérisés des parroisses catholique et protestante de Bouquenom (Sarre-Union) et à des arbres généalogiques
prééxistants chez généanet , que j'ai pu retrouver mes ancètres Jacob de Bouquenom des années 1600 à 1800.. Sarre-union ou je vivais depuis de nombreuses
années , sans imaginer que mes ancètres Jacobs avaient vécu là 200 à 300 ans avant moi....
marcel.jacob@wanadoo.fr
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Pierre Jacob (1798- né à Freyming
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Etienne jacob (1828-1898) né à Freyming
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Joseph Jacob (1865-1925) né à Freyming
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Alphonse Jacob
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Marcel Jacob 
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Henry Jacobs né à Bouquenom (Sarre-Union) en 1717, était l'arrière-grand père de mon arrière-grand père Jacob Etienne,
dont j'avais retrouvé la tombe à Théding (57)
Henry Jacobs était notaire royal Wolmunster ,mais il a habité à Bouquenom au moins jusqu'à 1747 puisque
son fils Jean Népomucène Philippe Michel est né à Bouquenom cette année là...(registre paroissial catholique de Bouquenom)
Le père de Henry est Philippe Jacobs de Bouquenom ,maitre de poste aux chevaux et aubergiste boulanger dans cette ville.
L'histoire commence à Burbach un village près de Sarre Union en Alsace Bossue avec Jacob Jacobs né vers vers 1600 (mort vers 1657) @ , il est de confession Calviniste,
il est tisserand de laine drapier et épouse Maria ------ leur acte de mariage (13 nov.1642 pd burbach) se trouve dans le registre du Pasteur luthérien de Bouquenom
Paul Jacobs se marie à Bouquenom le 26 novembre 1669 avec Ève Elisabeth Klein , il a 25 ans. (registre protestant du Pasteur J.H. Wintzheimer)
Ils s'installent à Bouquenom où naîtront leurs enfants.:8 naissances sont citées entre 1671 et 1692 (tous inscris dans le registre protestant sauf le dernier) ,dont Philippe Jacob le 2 sept. 1685 C'est l'un des tous derniers enfants baptisés par le pasteur Wintzheimer; il y a eu la révocation de l'Edit de Nantes et l'interdiction du culte protestant et l'arrestation de tous les Pasteurs du secteur (emprisonnés à Bitche)
tous les protetants sont forcés manu-militari de se convertir au catholicisme...beaucoup feront semblant de le faire
Philippe sera Maître de Poste aux chevaux, boulanger aubergiste à Bouquenom et conseiller à l'Hotel de Ville.
dix enfants naquirent de cette union, 7 filles et 3 garçons.
, substitut des procureurs généraux et maire de Bouquenom en 1695. Un notable de la Ville.
- Sa mère Maria Margareth Winzheimer est née à Bouxwiller le 21 juillet 1665 et baptisée le même jour par le pasteur Haslauer ,le parrain était l'inspecteur du consistoire et le premier pasteur des comtes de Nassau à Bouxwiller
- le père de Maria Margareth est Jean Henri Winzheimer ( Vinsheimer) , né à Darmstadt en 1636 ,il
a été Pasteur luthérien a Bouquenom de 1667 à 1687 , puis Bailly
Grâce aux travaux de Laurent Jalabert dans sa thèse: "Droits, confessions et coexistences religieuses de1648 à 1789",...
Jean Henri Winzheimer
Né à Darmstadt il s'inscrit à la faculté de théologie de Strasbourg en juin 1657, parlant bien le français il est recommandé par la Faculté au poste de pasteur d'abord à Imbsheim et comme professeur de français à Bouxwiller.
A la fin de l'année 1667 il est appelé comme Pasteur à Bouquenom
Nous sommes dans une période où les catholiques font pression pour obtenir des conversion de protetants.
Le 2/12/1685 ,18 ans après ses débuts à Sarre Union il se convertit ainsi que sa famille à la foi catholique à Metz.
Il doit jouer un rôle important dans le renouveau du catholicisme à Bouquenom et obtient le titre et la fonction de lieutenant de bailli.
Il décède le 11 octobre 1689 53 ans à Bouquenom.
son grand-père Turbert Francois est notaire royal à Bouquenom.
Henry sera également notaire royal mais à... Wolmunster qui fait partie du Baillage de Bitsch
Volmunster est rattaché au comte de Bitche en 1606 il y a un Seigneur et un château.
Après la guerre de 30 ans, puis la peste ,il ne reste plus rien . Tout le Bitcherland est ravagé.
En 1697 le duc de Lorraine Léopold s'efforce de repeupler la région.
Henry Jacobs épouse Marié Claire Hoerendl (de Volmunster ?) ,leur fils Jean Nepomucene Philippe Michel naît à Bouquenom le 31 mars 1747 à Bouquenom.
Philippe épouse à Freyming Anne Marie Becker et quitte Bouquenom pour installer sa famille à Freyming en Moselle
Il auront 15 enfants.
Pour nourrir cette grande famille il est manœuvre,boulanger et cultivateur.
Il décèdera à l'âge de 62 ans à Freyming le 31/1 1807.
C'est son fils Pierre ,le dernier de la fratrie, qui nous intéresse ,il voit le jour en 1798
Pierre Jacob ne le 20 aout 1798 à Freyming.
est tailleur d'habits
Il se marie le 3 septembre 1827 à Freyming avec Angélique Haag couturière(1803-1869)
Ils auront 9 enfants.
L'ainé de ses enfants , Pierre Étienne Jacob1829-1893 marié le 4 septembre 1860 à Theding avec Suzanne Formery de Théding .Il aura son atelier de menuisier à Théding ; il est mon arrière grand-père paternel.
Avec lui commence une lignée de menuisiers ébénistes .
Il s'installe à Theding et y décèdera en 1893 et repose au cimetière de Theding ou on peut encore voir sa tombe.
son fils Joseph Jacob mon grand-père paternel :
Né à Freyming en 1865 ,également menuisier, il épouse Rose Madeleine Formery le 15/10 /1895 à Tenteling
Mon grand-père Jacob Joseph et ma grand-mère Rose Formery 
que je n'ai pas connue : elle est morte le jour de ma naissance (à 82 ans )
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Henry JACOBS
Né le 24 mars 1719 - Bouquenom (Sarre-Union), 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Conseiller de l'hotel de ville de Bouquenom ; notaire royal à wolmunster
Parents
Hans Philippe JACOBS 1689-1758
Anne TURBERT 1692-1774
Frères et sœurs
F Anne Marie JACOBS 1711-1755
H François JACOBS 1713-1794
F Marguerite JACOBS 1717-1801
F Anne Catherine JACOBS 1721-1797
F Marie Madeleine JACOBS 1723-1807
F Marie Elisabeth JACOBS 1726-1726
F Suzanne JACOBS 1727-
H Philippe JACOBS 1730-1790
F Marguerite JACOBS 1735-1804
Aperçu de l'arbre
Arbre d'ascendance Arbres imprimables
Paul JACOBS 1643-/1694 X Eva Elisabetha KLEIN 1652- François TURBERT 1658-1734 X Maria Margaretha WINZHEIMER 1665-1752
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Hans Philippe JACOBS 1689-1758 X Anne TURBERT 1692-1774
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Henri JACOBS 1719-
Né le 24 mars 1719 à Bouquenom (Sarre-Union), 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Conseiller de l'hotel de ville de Bouquenom ; notaire royal à wolmunster
Parents :
Philippe JACOBS 1686-1758
enfants :
marguerite francoise 1745- née à Bouquenom le 12 octob. 1745 parrain : Mathieu Turbert Procureur à Saaralb , marraine: Marguerit Coune
Jacobs épouse du sieur Jean Schumacher conseiller de l'hotel de ville
jean népomucène Philippe JACOBS1747 - né à Bouquenom le 1er avril 1747 pour parrain son grand père Philippe Jacobs maitre de poste aux chevaux à Bouquenom ; pour marraine Delle Marie Cécile Dieudonné Malbrun épouse de Nicolas Schélinger notaire
royal de cette ville
Jacobs civil et criminel du Conté de Sarrewerden ; pour maraine Maria Elisa ---- épouse de monsieur Léopold Bexon
Seigneur de Wolmunster et autres lieux ; avocat à la Cour Capitaine Prévot , Chef de Police Juge Royal
civil et criminel des prévotés villes de Saralbe et -------- et Monseigneur le Chancellier de Saralbe ,Bouquenom
et Sarwerden
maraine : Marie Catherine ----- épouse de Henry Chatillon le père absent
Frères et sœurs de Henry Jacobs (= petits enfants de Philippe Jacobs né en 1685 et Anne Turbert)
F Marguerite JACOBS 1717-1801
F Anne Catherine JACOBS 1721-1797
F Marie Madeleine JACOBS 1723-1807
F Marie Elisabeth JACOBS 1726-
F Suzanne JACOBS 1727-
F Marguerite JACOBS 1735-1804 son frère
Paul JACOBS 1643-/1694 X Eva Elisabetha KLEIN 1652- François TURBERT 1658-1734 X Margaretha WINZHEIMER 1665-1752
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Philippe JACOBS 1689-1758 X Anne TURBERT 1692-1774
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Henri(y) JACOBS 1719-
I
I
J.N.Philippe JACOBS 1747-1807
d'apres le registre paroissial de FReyming
21/11/1775 mariage de J.N.Philippe JACOBS et Anne-Marie BECKER à Freyming
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Philippe JACOBS
Né le 2 mai 1689 - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Décédé le 9 août 1758 - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, à l'âge de 69 ans
Conseiller à l'Hôtel de ville , Maître de poste aux chevaux, Aubergiste, Boulanger,
Parents
Paul JACOBS 1643-/1694
Eva Elisabetha KLEIN 1652-
Union(s) et enfant(s)
Marié le 8 octobre 1709, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Anne TURBERT 1692-1774 dont
F Anne Marie JACOBS 1711-1755
H François JACOBS 1713-1794
F Marguerite JACOBS 1717-1801
H Henri JACOBS 1719-
F Anne Catherine JACOBS 1721-1797
F Marie Madeleine JACOBS 1723-1807
F Marie Elisabeth JACOBS 1726-1726
F Suzanne JACOBS 1727-
H Philippe JACOBS 1730-1790
F Marguerite JACOBS 1735-1804
Frères et sœurs
H Johann Heinrich JACOBS 1671-
F Anna Margaretha JACOBS 1672-1716
F Eva Catharina JACOBS 1675-
F Anna Barbara JACOBS 1676-
H Johann Daniel JACOBS 1680-
H Hans Jacob JACOBS 1682-
F Eva Elisabetha JACOBS 1692-
Aperçu de l'arbre
Jacob JACOBS †/1657 X Maria NON NOMMÉ(E) Niclaus, Nicolas KLEIN /1624-1691 X Barbara REEB /1625-
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Paul JACOBS 1643-/1694 X Eva Elisabetha KLEIN 1652-
I
Philippe JACOBS 1689-1758 X
Paul JACOBS
Né le 17 décembre 1643 - Burbach, 67070, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Décédé avant 1694
Forgeron Maire de Burbach Maréchal-ferrant
Parents
Jacob JACOBS †/1657
Maria NON NOMMÉ(E)
Union(s) et enfant(s)
Marié le 26 novembre 1669, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Eva Elisabetha KLEIN 1652- dont
H Johann Heinrich JACOBS 1671-
F Anna Margaretha JACOBS 1672-1716
F Eva Catharina JACOBS 1675-
F Anna Barbara JACOBS 1676-
H Johann Daniel JACOBS 1680-
H Jean Jacob JACOBS 1682-
H Philippe JACOBS 1689-1758
F Eva Elisabetha JACOBS 1692-
Frères et sœurs
F Maria JACOBS 1646-
F Anna Elisabetha JACOBS 1649-
François TURBERT
Né le 1er octobre 1658 - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Décédé le 19 janvier 1734 - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, à l'âge de 75 ans
Maître chirurgien , Notaire royal 'Substitut des procureurs généraux 'Maire Bouquenom 1695
Parents
Johannes TURBERT 1629-1699
Elisabetha FRIEDRICH 1625-1688
Union(s) et enfant(s)
Marié avant 1682 avec Catharina d'ALIBON 1663-1685 dont
F Anne Elisabeth TURBERT 1682-1684
Marié le 30 avril 1686, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Maria Margaretha WINZHEIMER 1665-1752 dont
F Anne Françoise TURBERT 1687-1772
H François TURBERT 1688-
H Marie Juliane TURBERT 1690-
F Anne TURBERT 1692-1774
F Suzanne TURBERT 1694-
H Marie Catherine TURBERT 1696-
H Jean TURBERT 1697-1753
H Marie Margareth TURBERT 1699-1717
F Catharina TURBERT 1700-
F Anne Elisabeth TURBERT 1702-
F Anne Elisabeth TURBERT 1705-
F Marie Philippe TURBERT 1707-
H Mathieu TURBERT 1708-
Frères et sœurs
H Charles TURBERT 1651-
F Marguerite Françoise TURBERT 1654-
F Anne TURBERT 1661-1730
F Anne Elisabeth TURBERT 1665-
H Johann Matthias TURBERT
H Marie Elisabeth TURBERT †1680
Aperçu de l'arbre
Jacob TURBERT /1600- ? ? X Jean FRIEDRICH ? ?
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Johannes TURBERT 1629-1699 X Elisabetha FRIEDRICH 1625-1688
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François TURBERT 1658-1734
François TURBERT
Maître chirurgien , Notaire royal 'Substitut des procureurs généraux 'Maire Bouquenom 1695
Parents
Johannes TURBERT 1629-1699
Elisabetha FRIEDRICH 1625-1688
Union(s) et enfant(s)
F Anne Elisabeth TURBERT 1682-1684
F Anne Françoise TURBERT 1687-1772
F Suzanne TURBERT 1694-
H Marie Catherine TURBERT 1696-
H Jean TURBERT 1697-1753
H Marie Margareth TURBERT 1699-1717
F Catharina TURBERT 1700-
F Anne Elisabeth TURBERT 1702-
F Anne Elisabeth TURBERT 1705-
Frères et sœurs
H Charles TURBERT 1651-
F Marguerite Françoise TURBERT 1654- X jaque Emangardt dont anne-magdelaine1685 parain j m martersteck
F Anne Elisabeth TURBERT 1665-
H Johann Matthias TURBERT
H Marie Elisabeth TURBERT †1680
Née le 29 février 1692 - Bouquenom - Sarre-Union, 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Décédée le 6 mars 1774 - Bouquenom - Sarre-Union, 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, à l'âge de 82 ans en présence de son fils Francois
Parents
Aperçu de l'arbre
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| I
Johannes (jean) TURBERT 1629-1699 X Elisabetha FRIEDRICH 1625-1688
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François TURBERT 1658-1734
I
I
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Jean ( TURBERT
Né en 1629 - Stenay, 55502, Meuse, Lorraine, FRANCE
Décédé le 23 octobre 1699 - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, à l'âge de 70 ans
Maréchal-ferrant, Aubergiste, Maire de Bouquenom en 1661
Parents
Jacob TURBERT /1600-
? ?
Union(s) et enfant(s)
Marié le 22 février 1650, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Elisabetha FRIEDRICH 1625-1688 dont
H Charles TURBERT 1651-
F Marguerite Françoise TURBERT 1654-
H François TURBERT 1658-1734
F Anne TURBERT 1661-1730
F Anne Elisabeth TURBERT 1665-
H Johann Matthias TURBERT
H Marie Elisabeth TURBERT †1680
Marié le 1er mai 1689, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Madeleine de ROYER (KOENING)
Frères et sœurs
F Sybille TURBERT ca 1630-
Événements
1629 : Naissance - Stenay, 55502, Meuse, Lorraine, FRANCE
22 février 1650 : Mariage (avec Elisabetha FRIEDRICH) - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
22 avril 1689 : Contrat de mariage (avec Madeleine de ROYER (KOENING)) - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Jean Turbert donne 25 écus sur ses biens après sa mort + 1/4 des acquêts communs à madeleine le Roy (de royer) veuve de Pierre Dervau de Phalsbourg. elle n'apporte rien.
1er mai 1689 : Mariage (avec Madeleine de ROYER (KOENING)) - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
23 octobre 1699 : Décès - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Aperçu de l'arbre
Jacob TURBERT /1600- X ? ?
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Johannes TURBERT 1629-1699
Né le 23 avril 1636 - Darmstadt, Regierungsbezirk Darmstadt, Hesse, GERMANY
Décédé le 11 octobre 1689 - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, à l'âge de 53 ans
Bailli de Bouquenom, Pasteur luthérien
Union(s) et enfant(s)
Marié avant 1665, Imbsheim - Bouxwiller, 67061, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Marie Salomé NON NOMMÉ(E) dont
F Maria Margaretha WINZHEIMER 1665-1752
H François WINZHEIMER VINSHEIMER 1667-
F Dorothée WINZHEIMER VINSHEIMER
Auteur de cet arbre : Raymond l'ORVAL (orval)
s XIV
Louis XIV à BOUQUENOM (Sarre-Union) juin 1683
c'est à cette époque que les protestants ont commencé à ètre maltraités , par le Roi de France
il fallait se convertir au catholicisme, ou partir...
En 1685 tous les pasteurs luthériens de la région ont été arrètés et conduit à Bitche pour y ètre
emprisonnés. Mon lontain ancètre Jean Henri Wintzheimer ,pasteur luthérien de Bouquenom à l'époque, faisait partie du convoi.
le pasteur Wintzheimer écrit dans une page du registre paroissial ,fin juin 1683 :
"pendant le quartier du Roy"
Louis XIV à Bouquenom en juin 1683
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Vers la fin du mois de juin 1683, un étrange remue-mènage agitait la petite ville de Bouquenom.
Partout en voyait par les fenètres grandes ouvertes des femmes en train de laver, d'époussiérer
d'éssuyer. L'eau coulait à flots dans les corridors dallés de grès , et dans les rues balais, pelles
et brouettes étaient à l'oeuvre. Lorsque le dernier jour du mois fut levé , toute la ville avait un air de fète.
Mème les gens les plus agés ne se rappelaient pas de l'avoir vue aussi coquette , aussi accueillante,
et depuis longtemps des pas aussi précautionneux n'avaient effleurés le sable fin qui saupoudrait
couloirs et planchers.
C'est que Bouquenom attendait un hote auguste, le plus illustre du siècle, Sa Majesté Louis XIV,
Roi de France.
Sa venue soulevait-elle l'enthousiasme ? Ce serait trop dire . Bouquenom n'était pas une ville française
mais Lorraine. C'était mème une ville occupée, car Louis XIV , outré à juste titre par la politique tortueuse
et louche du Duc Charles IV , avait en 1670 , fait entrer des troupes en Lorraine.
C'était la deuxième fois que cette aventure arrivait au duché. La cinquième année de cette seconde
occupation le Duc termina sa vie aventureuse. IL avait été assez bon capitaine , mais manque de sens
politique , et ses lubies amoureuses avaient défrayé les chroniques de son temps.
Ses sujets de Bouquenom ne devaient pas trop le regretter , et quel lien pouvait le rattacher
à son successeur Charles V , qui vivait à la cour de Vienne et commandait les armées de l'empereur?
Annexée brusquement par le duc de Lorraine en 1629 , à la suite d'un procès qui avait duré 101 ans,
enlevée ainsi aux comtes de Nassau-Sarrebruck , prises et pillée tour à tour par les soldats suédois ,
lorrains , français , impériaux , administrée par un représentant tantot du duc de Lorraine , tantot du
Comte de Nassau-Sarrebruck , tantot par un gouverneur français , notre bonne ville ne devait pas voir
fleurir dans ses murs un sentiment national ou dynastique bien vif.
Nous devons supposer que les gens de Bouquenom attendaient le roi de France sans enthousiasme,
mais avec curiosité déférence et probablement avec un peu d'appréhension. On avait tant entendu
parler des splendeurs de Versailles qu'on se demandait si le roi ne serait pas mécontent de la
réception somme toute très modeste qu'on pouvait lui faire , malgré les soins minutieux des
préparatifs.
****
La ville n'avait d'ailleurs pas encore pu faire disparaitre toutes les blessures que les évènements
lui avaient infligées . Les brèches faites dans le mur d'enceinte lors de l'occupation française
en 1671 sur l'ordre de Créqui et avec le concours des habitants requis à cet effet.
Depuis quatre ans la guerre de Hollande était terminée , mais la paix était si peu solide !
Exploitant à fond le traité de Nimègue , Louis XIV avait "réuni" à la France entre autres
les comtés de Sarrewerden et de La Petite-Pierre , les seigneuries de Diemeringen , Fénétrange,
Morhange , Bitche , et en septembre 1681 il avait occupé Strasbourg.
Cette politique envahissante inquiétait les nombreux adversaires du roi , et un jeu diplomatique
très serré se jouait en 1682. La Hollande , la Suède , l'Espagne et l'Empereur s'allièrent.
Louis XIV répondit par un traité avec le Danemark et le Brandebourg , principale puissance
militaire de l'Allemagne , et ses agents étaient en pourparlers avec l'empire ottoman pour
l'inciter à lacher ses armées contr l'Autriche . Tot ou tard le conflit devait éclater .
Louis XIV le savait et il se préparait. C'est la raison pour laquelle il entreprit ce voyage en 1683,
le troisième en Alsace , un voyage d'inspection.
Louis XIV aurait dit: «L'Etat, c'est moi!»
Le roi quitte Versailles le 26 mai en compagnie de la reine Marie Thérèse , de ses frères , le duc
d'Orléans et la femme de celui-ci ,la célèbre Liselotte , prIncesse palatine , le dauphin se joignit
au cortége en cours de route. Mme de Montespan , la belle amie du roi , qui ,avait participé au
voyage en 1673 et en 1681 , manquait cette fois-ci ;elle était en disgrace , supplantée par
Mme de Maintenon.
Le cortège prit la route de la Bourgogne , passe à Auxerre et Dijon. A Bellegarde sur la Saone ,
le roi inspecte un camp ou il avait réuni 1O OOO cavaliers et une importante artillerie.
Il avait visiblement encore deux autres camps semplables : Molsheim et Bouquenom.
Il les avait établis non loin des frontières , à pied d'oeuvre . Les soldats s'y préparaient à
la guerre ,faisaient l'exercice , construisaient , attaquaient et défendaient des fortifications.
Le 16 juin , le roi arrive à Besançon , ville espagnole prise en 1674 . Il passe en revue
la compagnie de cadets , jeunes nobles qui se préparaient au métier des armes.
Pour former de jeunes officiers en nombre suffisant , Louis XIV avait crééd'autres compagnies
de cadets à Brisach et à Strasbourg.
Après la visite de Besançon , le cortège royal remonta le Doubs , puis traverse Belfort ,
toute petite ville dont Vauban avait reconnu l'importance stratégique et qu'il
allait fortifier quetre ans plus tard.
Le 24 juin le roi arrive à Colmar . Il fit faire l'exercice aux cadets qu'on avait fait venir
de Brisach . Deux jours après il était à Strasbourg . Il visite la citadelle dont Vauban
avait tracé les plans et qui était à peu près terminée , l'Eplanade ou de nombreux
batiments militaires commençaient à s'édifier. Il traverse le Rhin sur le pont de bateaux
et fit son entée à Kehl . A Strasbourg il passe en revue , ces jeunes gens porent l'habit
violet orné d'aiguillettes , une plume blanche au chapeau , avaient une belle allure
et ce fut un régal de les voir défiler quatre à quatre devant leur souverain
qui se découvrit au passage des capitaines et des lieutenants.
Vers le soir , le roi quitta Strasbourg , car il ne voulait pa coucher dans
une ville hérétique. Il suivait les berges du canal de la Bruche que Vauban
avit fait creuser pour transporter à Strasbourg les pierres des carrières
de Wolxsheim et des Vosges. Le roi reste trois jours à Molsheim et logeait
au couvent des capucins. Il inspecte le camp ou se trouvait entre autres
le régiment de dragons du Dauphin que celui-ci présente au roi.
Le cortège royal quitte Molsheim le 29 juin et passe la nuit à Bouxwiller
au chateau des comtes de Hanau-Lichtenberg. Le lendemain on se mit en
route pour Bouquenom.
Lentement la longue suite de lourds carrosses , de chaises et de voitures
monte les pentes des Vosges . On arrive à La Petite Pierre . C'est la
probablement que le roi reçut une délégation du Magistrat de Saverne
qui demande le relèvement des murs de la ville. Le roi le promit et dès
son retour il ordonna à cet effet d'une contribution sur tous les sujets
de l'éveché .
Sortie de la Petite Pierre , la suite du roi traverse l'Alsace Bossue.
C'était le moment de la fenaison. Nos paysans quittaient leurs fourches
et leurs rateaux et , se découvrent , voyaient avec étonnement ces
nombreuses voitures couvertes de poussière , entourées d'officiers
et de gardes à cheval.
Le soir on arrive à Bouquenom. Le roi fut logé à la maison de Poste située dans l'actuelle
Grand'rue , à proximité de l'église ( plus tard
café " à la Rose d'Or") , les membres de la suite royale furent répartis
dans les principales maisons de la ville.
Quels membres de la suite royale ont séjournés dans cette maison bourgeoise de la Grand'rue ?
(actuellement 9 grand'rue ) peut-ètre le duc d'Orléans et la belle Liselotte ? allez savoir...
Le lendemain , le roi commence l'inspection du camp . On y avait
réuni 28 bataillons soit 18 000 hommes . Des travaux assez importants
avaient été entrepris : les soldats et des habitants de la ville requis à cet effet
avaient défriché les bois d'aulnes et de saules qui couvraient les bords
marécageux de la Sarre.
lLe camp était commandé par le lieutenant-général Villeroy . Elevé avec Louis XIV
c'était un courtisan aimable qui savait maitriser son naturel orgueilleux
et emporté . Il avait prouvé sa bravoure dans la mèlée , mais plus tard il se
montre incapable de commander une armée.
Le roi et sa suite assistaient à Bouquenom à de belles manoeuvres militaires.
Le matin de bonne heure , un coup de canon appelle les soldats aux armes ,
au deuxième coup de canon ils se rassemblaient et au troisième ils sortaient
du camp . Le roi fit éxécuter les exercices les plus divers et les suivait d'un
oeil attentif ; aucun détail ne lui échappait . Les dames aussi honoraient
les manoeuvres de leur présence et les suivaient à cheval.
Aux environs du camp , sur une hauteur , on avait construit des fortifications
de campagne . On avait remué beaucoup de terre , fait des tranchées ,
enfoncé de nombreux pieux , tressé de longs clayonnages . Tout se passait
selon les règles de l'art militaire du temps . Huit bataillons de Champagne ,
Navarre , Rouergue , Marine , Vieille Marine , fusilliers et dragons de la reine
défendaient le fort , et les autres montaient à l'assaut.
Louis XIV exprime sa satisfaction et fit remmettre des gratifications
à la plupart des capitaines.
Liselotte la princesse palatine , avait fait venir sa mère ,
l'électrice douairière et l'avait installée dans un village à trois quarts d'heure
de Bouquenom. Elle lui rendait visite tous les jours . Nous l'apprenons par
une lettre qu'elle adresse le 18 juillet de la Ferté-sous-Jouarre à son demi-frère ,
le Raugraf Karl Ludwig .
Le roi passa six jours à Bouquenom . La tradition raconte qu'avant le départ
du souverain , son hote demande l'autorisation d'entretenir un colombier .
C'était un privilège réservé aux nobles , mais le roi , pour exprimer son
contentement , l'aurait accordé. De mème il aurait donné l'autorisation
de construire des halles et versé une contribution importante .
Les halles ont été effectivement baties en 1684 , un an après la visite
de Louis XIV . C'est l'actuelle mairie de Saarre-Union.
Le 6 juillet, le cortège quitte la ville. Le Dauphin , à la tète de la Maison du Roi
prit le chemin de Sarrelouis . Le roi , la reine , le duc et la duchesse d'Orléans
par contre se rendirent à Sarrebruck ou ils passèrent la nuit au chateau des
comtes de Nassau-Sarrebruck . A Sarrelouis , forteresse que Vauban venait de construire
sur le territoire du duché de Lorraine , baillage d'Allemagne , et à Sarrebruck se trouvait
une nombreuse garnison française . La frontière du Nord-Est était bien gardée.
Après avoir inspecté les installations militaires et les troupes des deux villes , le roi
prit le chemin du retour . Il passe par Metz , Verdun , Chalons .
Ce voyage , entrepris au moment des plus grandes chaleurs , avait été par moments bien
pénible , et en rentrant à Versailles tout le monde était bien las. Ce sont peut-ètre
ces fatigues qui ont contribué à la mort subite de la reine . Après une maladie de
quelques jours seulement , elle succombe le 30 juillet 1685 , immédiatement après
son retour à Versailles .
Ce troisième voyage de Louis XIV nous montre le roi au sommet de sa puissance.
Mais déja nous voyons apparaitre à l'horizon les nuages noirs qui annoncent le déclin
de son règne.
Bibliographie : - Les voyages de Louis XIV en Alsace , p. Christian Pfister ( Scéances
et travaux de l'Académie des Sciences morales et politiques , 1922 . )
- Geschichte der stadt Saarunion , P; Joseph Levy
- Die briefe der Liselotte von der Pfalz , Herzogin von Orléans .
texte dactylographié trouvé dans les vieux papiers de Mr Alfred Mahler...
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d'apres le registre paroissial de FReyming ,retranscrit par Victor FORMERY
Henry Jacobs né à Bouquenom (Sarre-Union) en 1719, ést l'arrière-grand père de mon arrière-grand père Jacob Etienne,
dont j'avais retrouvé la tombe à Théding (57)
Henry Jacobs était notaire royal Wolmunster ,mais il a habité à Bouquenom au moins jusqu'à 1747 puisque
Le père de Henry est Philippe Jacobs de Bouquenom ,maitre de poste aux chevaux et aubergiste boulanger dans cette ville.
| I
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I
I
I
Pierre Jacob né à Freyming
I
Etienne jacob né à Freyming
I
Joseph Jacob né à Freyming
I
Alphonse Jacob
I
Marcel Jacob
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Né le 24 mars 1719 - Bouquenom (Sarre-Union), 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Conseiller de l'hotel de ville de Bouquenom ; notaire royal à wolmunster
Parents :
Philippe JACOBS 1686-1758
enfants :
marguerite francoise 1745- née à Bouquenom le 12 octob. 1745 parrain : Mathieu Turbert Procureur à Saaralb , marraine: Marguerit Coune
Jacobs épouse du sieur Jean Schumacher conseiller de l'hotel de ville
Jacobs à Bouquenom ; pour marraine Delle Marie Cécile Dieudonné Malbrun épouse de Nicolas Schélinger notaire
royal de cette ville
Jacobs civil et criminel du Conté de Sarrewerden ; pour maraine Maria Elisa ---- épouse de monsieur Léopold Bexon
Seigneur de Wolmunster et autres lieux ; avocat à la Cour Capitaine Prévot , Chef de Police Juge Royal
civil et criminel des prévotés villes de Saralbe et -------- et Monseigneur le Chancellier de Saralbe ,Bouquenom
et Sarwerden
maraine : Marie Catherine ----- épouse de Henry Chatillon le père absent
Frères et sœurs de Henry Jacobs (= petits enfants de Philippe Jacobs né en 1685et Anne Turbert)
F Marguerite JACOBS 1717-1801
F Anne Catherine JACOBS 1721-1797
F Marie Madeleine JACOBS 1723-1807
F Marie Elisabeth JACOBS 1726-
F Suzanne JACOBS 1727-
F Marguerite JACOBS 1735-1804 son frère
Paul JACOBS 1643-/1694 X Eva Elisabetha KLEIN 1652- François TURBERT 1658-1734 X Margaretha WINZHEIMER 1665-1752
| I
| I
Philippe JACOBS 1689-1758 X Anne TURBERT 1692-1774
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Henri(y) JACOBS 1719-
I
I
J.N.Philippe JACOBS 1747-1807
|

Philippe JACOBS
Né le 2 mai 1689 - Bouquenom - Sarre-Union, 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Conseiller à l'Hôtel de ville , Maître de poste aux chevaux, Aubergiste, Boulanger,
Parents
Paul JACOBS 1643-/1694
Eva Elisabetha KLEIN 1652-
Union(s) et enfant(s)
F Anne Marie JACOBS 1711-1755
F Marguerite JACOBS 1717-1801
F Suzanne JACOBS 1727-
H Philippe JACOBS 1730-1790
F Marguerite JACOBS 1735-1804
Frères et sœurs :
F Anna Margaretha JACOBS 1672-1716
F Eva Catharina JACOBS 1675-
F Anna Barbara JACOBS 1676-
H Johann Daniel JACOBS 1680-
H Hans Jacob JACOBS 1682-
Jacob JACOBS †/1657 X Maria NON NOMMÉ(E) Niclaus, Nicolas KLEIN /1624-1691 X Barbara REEB /1625-
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Paul JACOBS 1643-/1694 X Eva Elisabetha KLEIN 1652-
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Philippe JACOBS 1689-1758 X Anne Turbert (1692-1774)
Paul JACOBS
Décédé avant 1694
Forgeron Maire de Burbach Maréchal-ferrant
vu dans le registre de la paroisse protestante 1643 Paulus fils de Jacobs Jacob et de Maria 17 "iobris" Burbach (Maria Widman ?)
(Registre protestant de Bouquenom page 86)
Les Jacobs de Burbach sont calvinistes....sans doute réfugiés Champenois ou Lorrains
Union(s) et enfant(s)
Enfants de Paul Jacobs:
Frères et sœurs de Paul Jacobs:
F Maria JACOBS 1646-
F Anna Elisabetha JACOBS 1649-
Parents de Paul Jacobs :
X Maria
1642 13nov dh mariage Jacob Jacobs et Maria (Burbach)pdm
enfants de jacob jacobs et maria à burbach ( jacob jacobs burger zu bockenheim wohnhaft zu burbach.... enfants bapt. au registre protestant de bouquenom)
M Paul Jacobs 1643- Marié le 26 novembre 1669, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Eva Elisabetha KLEIN 1652
F Maria JACOBS 31/5/1646- Mariée le 19 janvier 1666, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Philipp ANDRES
F Anna Elisabetha JACOBS 4/2/1649- Mariée le 6 juin 1671, Burbach, 67070, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Niclaus FISCHER
D’où viennent les welches ?
Les premiers réfugiés huguenots sont originaires de la proche Lorraine et de la Champagne. Leur confession
réformée, c'est-à-dire calviniste, est différente de celle des autres habitants du comté,qui sont luthériens comme leur prince,
En fait, les familles welches arrivent nombreuses : une communauté assez importante
pour être quasi autosuffisante. Ils se marient entre eux et cherchent des conjoints dans d’autres villages huguenot
les villages welches = Rauwiller, Goerlingen, Eywiller,. Burbach, Kirrberg, Diedendorf et Altwiller
Autre arbre :(Danie MAIER)
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Johann Jacob Nicolauss /1708-
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François TURBERT
Maître chirurgien , Notaire royal 'Substitut des procureurs généraux 'Maire Bouquenom 1695
Parents
Johannes TURBERT 1629-1699
Elisabetha FRIEDRICH 1625-1688
Union(s) et enfant(s)
F Anne Elisabeth TURBERT 1682-1684
F Anne Françoise TURBERT 1687-1772
F Suzanne TURBERT 1694-
H Marie Catherine TURBERT 1696-
H Jean TURBERT 1697-1753
H Marie Margareth TURBERT 1699-1717
F Catharina TURBERT 1700-
F Anne Elisabeth TURBERT 1702-
F Anne Elisabeth TURBERT 1705-
Frères et sœurs
H Charles TURBERT 1651-
F Marguerite Françoise TURBERT 1654- X jaque Emangardt dont anne-magdelaine1685 parain j m martersteck
F Anne Elisabeth TURBERT 1665-
H Johann Matthias TURBERT
H Marie Elisabeth TURBERT †1680
Née le 29 février 1692 - Bouquenom - Sarre-Union, 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Décédée le 6 mars 1774 - Bouquenom - Sarre-Union, 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, à l'âge de 82 ans en présence de son fils Francois
Parents
Aperçu de l'arbre
| I
| I
Johannes (jean) TURBERT 1629-1699 X Elisabetha FRIEDRICH 1625-1688
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François TURBERT 1658-1734
I
I
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Jean (johanes) TURBERT
Né en 1629 - Stenay, 55502, Meuse, Lorraine, FRANCE
Maréchal-ferrant, Aubergiste, Maire de Bouquenom en 1661
Parents
Jacob TURBERT /1600-16-- X ?? ?mariage de jean et elisabeth (de sarrewerden)
Union(s) et enfant(s)
dont :
H François TURBERT 1658-1734 nss 1oct 1658 parrain franciscus Royer marraine nob. maria catharina de bouley
H Matthias TURBERT
H Marie Elisabeth TURBERT †1680
Frères et sœurs
F Sybille TURBERT ca 1630-
Événements
1629 : Naissance - Stenay, 55502, Meuse, Lorraine, FRANCE
22 avril 1689 : Contrat de mariage (avec Madeleine de ROYER (KOENING) - Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Jean Turbert donne 25 écus sur ses biens après sa mort + 1/4 des acquêts communs à madeleine le Roy (de royer) veuve de Pierre Dervau de Phalsbourg. elle n'apporte rien.
1er mai 1689 : Mariage (avec Madeleine de ROYER (KOENING)) - Bouquenom - Sarre-Union, 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
23 octobre 1699 : Décès - Bouquenom - Sarre-Union, 67260, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Aperçu de l'arbre
Jacob TURBERT /1600- X ? ?
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Johannes(jean) TURBERT 1629-1699 (arrière-grand-père paternel de Henry Jacobs) décès 23 octob 1699
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marraine Salomée épouse du sieur Wintzheimer
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Bailli de Bouquenom, ancien Pasteur luthérien....reconverti suite à la révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV en 1685
Marié avant 1665, Imbsheim - Bouxwiller, 67061, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec Marie Salomé NON NOMMÉ(E) dont :
H François WINZHEIMER VINSHEIMER 1667-
F Dorothée WINZHEIMER VINSHEIMER
Union(s) et enfant(s)
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Maria Margaretha WINZHEIMER
Née le 21 juillet 1665 - imbsheim - Bouxwiller, 67061, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE
Parents
Jean Henri WINZHEIMER VINSHEIMER 1636-1689
Marie Salomé NON NOMMÉ(E)
Union(s) et enfant(s) :
Mariée le 30 avril 1686, Bouquenom - Sarre-Union, 67434, Bas-Rhin, Alsace, FRANCE, avec François TURBERT 1658-1734 dont
F Anne Françoise TURBERT 1687-1772
H François TURBERT 1688-
H Marie Juliane TURBERT 1690-
F Suzanne TURBERT 1694-
H Marie Catherine TURBERT 1696-
H Jean TURBERT 1697-1753
H Marie Margareth TURBERT 1699-1717
F Catharina TURBERT 1700-
F Anne Elisabeth TURBERT 1702-
F Anne Elisabeth TURBERT 1705-
F Marie Philippe TURBERT 1707-
H Mathieu TURBERT 1708-
Frères et sœurs
H François WINZHEIMER VINSHEIMER 1667-
F Dorothée WINZHEIMER VINSHEIMER
Notes
Naissance
baptême le 21.7.1665 Marie Marguerite, baptisée par le pasteur M. Jean HASLAUER, fa de J.H. WINSHEIMER (la mère n'est pas nommée).
Parr.: inspecteur du consistoire et 1er pasteur des comtes de Hanau à Bouxwiller (67) (Buchßweiller), M. Georges WEGELIN;
Marr.: Mme Marie Elisabeth OTT(in) née HARST(in); Mme Eve Marguerite ZEYß(in) née FUCHßHUBER(in).
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marcel.jacob@wanadoo.fr
Rimling a été au Moyen Âge un noeud de communications très important puisque plusieurs routes se croisaient ici. La route celtique, à l'est du village, le long de la Bickenalbe, de Deux-Ponts à Ingwiller, par Guiderkirch, Bettviller, Petit-Réderching, fut appelée di Koenigstrasse, la " Route Royale ", nom que garde encore aujourd'hui un chemin rural. Elle passe derrière la chapelle Saint-Joseph à Ormersviller.
La route du sel
La route romaine de Oermingen à Landstuhl par Achen, Schmittviller, Erching, Medelsheim, Böckweiler et Hornbach, à l'ouest de Rimling, était appelée la " Route des Chevaliers " ou " Ritterstrasse ". Un second embranchement de cette route vers Neualtheim était appelée, la " Route du Sel " ou " Salzstrasse ", ce qui explique le lieu dit " Salzbrück " ou encore "Duserstrasse" (Route de Dieuze à Neualtheim). Elle permettait l'exportation du sel de la région de Marsal à Mayence.
Un document de 1182 fait mention d'un Henri, péager de Rimling, d'autres de 1464 et de 1472, d'un Jean le péager. Les revenus du péage devaient être élevés, puisqu'ils couvraient les dépenses extraordinaires des comtes. D'après les traités de 1394, 1403 et 1415, ceux-ci devaient entretenir à Rimling et à Enchenberg, deux auberges.
L'auberge de Rimling, reconstruite en 1725 par le maître de poste, était jusque récemment
le café-restaurant Krebs (aujourd'hui Le Rimling). La porte cochère porte encore actuellement les insignes de la Poste, le cor de postillon, surmonté d'une couronne. Une poste royale française a été ouverte le 8 juin 1748 à Altheim,
village lorrain jusqu'en 1781. Jean Sprunck, laboureur, âgé de 21 ans, a acheté la concession auprès du duc de Lorraine à Lunéville, et ainsi il a eu le privilège d’être dispensé de payer des impôts. Le maître de poste, à cette époque est une personne, souvent un chevaucheur sédentarisé, qui tient un relais de poste aux chevaux. Il fournit, moyennant certains avantages, des relais aux voitures de l'administration des postes. Il dirige plusieurs personnes autour de lui : domestiques, postillons, valets et lingères.
Le château de Guising
Photos de J.A.S.
L'habitation avec le cops de ferme
Propriété de François-Joseph Durand, procureur et notaire royal à Bitche, beau-frère de Newinger, futur général de la Révolution. Le château a sans doute été construit dans la deuxième moitié XVIIIe siècle. La porte piétonne du corps en retour d'équerre à gauche porte la date 1802.
Le nouveau propriétaire est en tain de le rénover. A côté de la porte d'entrée un ancien escalier mène nulle part.
J.A.S.
Publié par Joseph Antoine Sprunck
éscalier en colimacon à l'hotel de la poste au chevaux de Bouquenom
Illustration réalisée par JM Ligeron
La Vie du Relais
Le Maître de poste dirige le relais, surveille ses écuries et ses chevaux, pourvoit aux changements d’attelage. Il règne sur tout un petit monde de domestiques, de postillons, de valets, de lingères etc…
Car la plupart du temps, le relais sert d’auberge où se restaurent et se reposent les voyageurs. Personnage curieux et original, de lui dépend la bonne marche, le confort de la halte ou du gîte. Pour ne pas faire attendre, le Maître de poste est, en principe, tenu d’avoir de la lumière pendant la nuit et un postillon de garde. Très souvent le Maître de Poste est un riche propriétaire, citoyen influent.
Comment devient-on Maître de Postes ?
Pour devenir Maître de Poste il faut avoir une bonne réputation, posséder quelques biens, c’est-à-dire une écurie, des chevaux et le fourrage pour leur nourriture. En résumé, justifier d’une bonne fortune.
Devoirs du Maître de Postes :
tenir prêts les chevaux dans les écuries nuit et jour
éclairer les écuries la nuit avec des lanternes
remplir les certificats de route
vérifier les passeports obligatoires pour les voyageurs et inscrire ceux-ci sur un registre
tenir un registre journalier : arrivée et départ des chevaux et courriers.
Droits des Maîtres de Poste :
seuls leurs chevaux de courriers royaux sont autorisés à chevaucher au galop
ils ne dépendent pas de tribunaux de droit commun
ils bénéficient d’exemptions et de privilèges
sont exemptés de toutes les tailles
+++++
Ses gages
Gages en provenance du Pouvoir Royal : 200 livres par an
+ 100 livres de gratification de la province
+ le prix des courses payées par les particuliers, les « courrier de cabinet » …
Le Maître des Postes doit rémunérer ses postillons au tarif de 5 sols (10 sols en 1756)
Autres métiers du Maître de Postes
Le Maître de Postes est un employé du Roi, il est aussi un correspondant de la Ferme des Postes dont il reçoit des instructions, c’est enfin un auxiliaire de police.
Certains sont par ailleurs agriculteur, aubergiste ou maître-maréchal …
Uniforme
« Surtout à la française de drap bleu de roi, collet écarlate rabattu et arrondi, parements bleus comme le surtout, doublure d’étoffe de laine écarlate, passepoil de même couleur avec un bordé d’argent large de six ou sept lignes sur le collet et les parements, veste unie à la française, de drap couleur écarlate, culotte de la même couleur que la veste, gros et petits boutons blancs aux armes du roi »
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liens
Reyne, epouse de jean-michel Marterstecken , marraine de jean-pierre Weber fils de Martin , maitre tailleur et de Francoise
son épouse Bq 1691
les actes precedents de ce registre sont en latin (avant 1684)
C. de Venerde
1686 vin de messe luminaire de la Grande Bretelle de l'église St George payé et fourny par le Maitre menuzier J-Michel Martersteck
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Johann Jacob Nicolauss /1708-
Sarre-Union Bouquenom - Neusaarmerden 1596-1920 Espace culturel du temple, 2010
Le livre des familles de Volmunster (Marie-Louise Jakobs), Pirmasens, 2020
Réflexions sur les changements d'un nom patronymique lorrain, la famille Hommaire-Hohenmehren, du Bitscherland. Etude faite sur la base des registres paroissiaux de Volmunster de 1686 à 1749 (François Klee) dans Extrait du: Bulletin de liaison de la famille Martini, descendants et alliés n° 5 de 1965, Strasbourg
Analyse de la généalogie à Volmunster d'Armand Krebs (Rémy Seiwert) dans La Quinzième station : paix au Bitcherland (collectif, Remy Seiwert), Rome, 2008
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s XIV
Louis XIV à BOUQUENOM (Sarre-Union) 29 juin-6 juillet 1683
c'est à cette époque que les protestants ont commencé à ètre maltraités , par le Roi de France
il fallait se convertir au catholicisme, ou partir...
En 1785 tous les pasteurs luthériens de la région ont été arrètés et conduit à Bitche pour y ètre
emprisonnés. Mon lontain ancètre Jean Henri Wintzheimer ,pasteur luthérien de Bouquenom à l'époque, faisait partie du convoi.
Louis XIV à Bouquenom en juin 1683
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marcel.jacob@wanadoo.fr
Pendant la durée du procès (102 ans), les Nassau-Sarrebruck vont administrer « provisoirement » le comté et participer à son développement. C'est au cours de la 2ème moitié du XVIème siècle avec l'introduction de la Réforme protestante que Bockenheim allait voir se multiplier les échoppes d'artisans et de commerçants. Signe de l'aisance, la passerelle en bois sur la Sarre fut remplacée en 1604 par le premier pont en pierre.
Le XVIIème siècle, comme partout ailleurs apporta son lot de calamités par les terribles guerres de religion et notamment par la guerre dite de Trente ans (1618-1648). Bockenheim vit passer les Croates qui succédaient aux Lorrains, les Suédois aux mercenaires irlandais, les soldats français aux impériaux… Ces années furent celles de la violence, de l'arbitraire et des épidémies de toute sorte.
C'est en 1629 en pleine guerre de Trente ans que la chambre impériale de Spire rendu son verdict dans l'affaire qui opposait le comte de Nassau au duc de Lorraine. Bockenheim et Sarrewerden reviennent au duc de Lorraine et les autres villages du comté restent aux Nassau. L'unité du territoire est brisée et la Sarre devient une frontière entre deux vassaux de l'Empereur du Saint Empire Romain Germanique. Ce verdict rendu après 102 ans créé une situation qui nous paraît aujourd'hui absurde mais fréquente à l'époque : les deux villes forment une île lorraine en terre nassauvienne.
Le duc de Lorraine, François II, s'empressa de prendre possession de son bien et envoya une garnison de 1000 hommes pour occuper non seulement Bockenheim mais l'ensemble du comté.
Cette occupation s'accompagne de la Contre Réforme. Les pasteurs sont chassés du pays et les fonctionnaires nassauviens doivent abjurer leur foi pour conserver leur place. Après les premières mesures d'expulsion, le duc de Lorraine veut convertir les habitants d'une manière moins brusque et installe à Bockenheim en 1630 un collège de Jésuites et l'année d'après un couvent de religieuses.
Les traités de Westphalie et d'Osnabruck mirent fin en 1648 à la guerre de Trente ans. Mais le duc de Lorraine refusa de se plier à la rétrocession du comtsau. Il installa un gouverneur à « Bouquenom » (dénomination plus récente) qui eut à cœur de rebâtir la ville et d'y imposer l'Eglise Romaine.
Le 14 juillet 1670, après des démarches redoublées du comte de Nassau-Sarrebruck, la diète de Ratisbonne fit savoir au duc de Lorraine qu'il lui fallait remettre les villages du comté occupés illégalement aux Nassau, à l'exception des villes de Bouquenom et de Sarrewerden.
On assista à une solennelle cérémonie d'allégeance marquant le retour des villages du comté aux comtes de Nassau. Mais une fois de plus cette fête fut sans lendemain.
Depuis 1661, la France a un nouveau roi. Louis XIV entreprit une politique de conquêtes qui embrasa l'Europe et les rives de la Sarre.
Dès 1671 les troupes françaises investissent Bouquenom et en rasent les fortifications. Louis XIV que certaines clauses du traité de Westphalie n'avaient nullement contenté vint lui-même en Alsace pour briser l'opposition des villes impériales dont Louvois fit démolir les remparts. Les troupes françaises du maréchal de Créqui firent de même à Fénétrange, Sarrewerden, Bouquenom, … où s'installèrent bientôt les soldats du comte de Nassau, Gustave Adolphe qui fit détruire à son tour le Collège des Jésuites et en chasser les 170 élèves.
La paix conclue à Nimègue le 5 février 1679 ignorait une nouvelle fois le duc de Lorraine dont les terres restaient sous domination française. Mais le Roi-Soleil exigeait des territoires et villes dont Bouquenom, Sarrewerden, La Petite Pierre… de lui prêter foi et hommage.
La comtesse Eléonore Claire de Nassau-Sarrebruck et le comte Frédéric Louis de Nassau Ottweiler durent faire la même démarche le 9 janvier 1681.
Le 23 octobre de la même année, Louis XIV fit son entrée à Strasbourg, nouvellement annexée au royaume de France. L'Alsace toute entière à l'exception de Mulhouse, était désormais sous sa pleine souveraineté.
A présent le Roi-Soleil pouvait consolider avec Louvois et Vauban la partie de ses états qui bordait la Sarre et le Rhin. Marsal et Phalsbourg furent fortifiés de manière à pouvoir tenir la route d'Alsace reliant Metz à Strasbourg. Ce sera bientôt le tour de Bitche, Sarrelouis, Hombourg-la-Forteresse…
Au soir du 30 juin 1683, Louis XIV fit son entrée à Bouquenom pour y séjourner six jours durant et assister à d'importantes manœuvres militaires : 28 bataillons totalisant 18000 hommes s'installaient devant la ville. En partant, le roi ordonna la reconstruction des halles de la ville (l'actuelle mairie) à ses frais et fit rétablir le collège des jésuites.
En 1685, le comté de Sarrewerden fut incorporé dans une nouvelle structure administrative : la Province de la Sarre. La même année fut révoqué par Louis XIV l'Edit de Nantes garantissant aux protestants de France la liberté de conscience. Une politique de répression religieuse condamna l'exercice de la religion protestante.
Dès 1687, il se forma à Augsbourg une ligue de princes décidés à entraver la politique expansionniste du Roi de France qui réclamait maintenant la moitié du Palatinat. Après diverses tentatives pendant lesquelles les Français ont incendié les villes de Heidelberg, Mannheim, Spire… Louis XIV fut obligé de signer le traité de Ryswick le 30 octobre 1697. L'Alsace resta sous la souveraineté de Louis XIV qui dû rendre au Comte Palatin le duché des Deux-Ponts et à l'Empire les places fortes de Philippsbourg, Kehl, Fribourg, Brisach… Strasbourg resta néanmoins à la couronne française.
Les princes de Nassau reprirent définitivement possession des anciennes dépendances du comté de Sarrewerden sauf l'enclave de Bouquenom-Sarrewerden qui retournait au duc de Lorraine, Léopold I. Le traité de Ryswick confirma donc le jugement de 1629.
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archives57.com/phocadownload/3._NOTAIRES/frad57%20sarre-union%201681-1698.pdf
https://www.coca-cola-france.fr/histoire/les-evenements-les-plus-marquants-de-l-histoire-de-coca-cola/qui-etait-le-dr-joseph-jacobs
conditions politiques des changements religieux
thèse de francis Dorn strasbourg 2012 Identité d'un territoire rural de marge - Université de Strasbourg
par Rodolphe REUSS
Si les israélites étaient ainsi tenus à l'écart dans un sentiment assez complexe de crainte méprisante et dé jalousie; né d'une rancune religieuse atavique, en même temps qu'hommage involontaire rendu à leur habileté professionnelle; si dans certaines localités on allait jusqu'à mettre le contact avec leurs personnes sur la même ligne que le contact avec le bourreau, défendant aux gens de métier de travailler chez eux (48), il ne semble pas cependant qu'on les ait directement persécutés, pour motif de croyances religieuses (49).
Sans doute, c'était une grande satisfaction pour le clergé catholique et pour le clergé luthérien quand il pouvait ramener au bercail un des enfants perdus d'Israël, et ces baptêmes se célébraient toujours avec une pompe spéciale et sous les auspices des parrains les plus haut placés qu'on pût procurer aux néophytes. C'est ainsi qu'en décembre 1653, deux juifs sont baptisés à Colmar par le pasteur Haas, ayant le stettmeistre et l'obristmeistre de la ville comme garants de leur foi, nouvelles (50). C'est ainsi qu'un autre israélite, passé au catholicisme vers la même époque, devint après sa conversion, avocat au Conseil souverain, puis bailli de Sainte-Croix, et son fils, Jean-Georges du Vallier, fut même le premier préteur royal de Colmar (51).
A Strasbourg; le chroniqueur Walter ne manque pas de noter, avec une satisfaction visible, que dans les six premiers mois de l'année 1674, quatre conversions juives ont été opérées, et que le stettmeistre M. de Kippenheim, les ammeistres Dominique Dietrich et Brackenhoffer et le comte de Hohenlohe ont figuré comme parrains à la Cathédrale et à Saint-Pierre-le-Jeune (52).
Parfois ces convertis semblent avoir été des aventuriers, spéculant sur la naïveté de ceux qui dirigeaient: leur conversion; dans le Journal de Dom Bernard de Ferrette, chanoine de Murbach, il est question par exemple, du baptême d'un nommé Dreyfus et de sa femme, qui eut lieu en 1692, et l'auteur ajoute assez naïvement :
"Chose rare, ce converti persévéra jusqu'à la fin" (53).
De même, après la mention du baptême d'un juif d'Uffloltz, célébré en janvier 1697, il écrit :
"Le sort de ce néophyte ne fut pas heureux."
Couple juif d'Alsace en habits de Shabath au 17ème siècle
peinture à l'aquarelle de Martine WeylMais s'ils n'ont pas été tous sincères, rien n'établit que ces actes de conversion n'aient pas été tous absolument volontaires. Ce qui peut paraître bien autrement étrange, et ce qui prouve qu'en elle-même la foi mosaïque n'était point considérée comme coupable, c'est le fait qu'au XVIIe siècle il s'est trouvé des personnes en Alsace passant au judaïsme, bien qu'elles fussent nées chrétiennes. C'est ainsi qu'en 1605, le receveur paroissial de Bouxwiller, un sieur Breitenaeker, se convertit à 1a loi de Moïse, malgré tous les efforts des pasteurs de son consistoire, à la suite de la méditation prolongée de certains passages de l'Ancien Testament (54). C'est ainsi encore que les Annales des Pères Jésuites de Schlestadt mentionnent, à la date de 1681, une femme catholique qui,
"poussée par le Diable, s'est associée aux rites et aux croyances des juifs" (55).
La vie des communautés juives
Les seigneurs territoriaux avaient abandonné de tout temps. l'organisation religieuse et la discipline intérieure des communautés juives aux rabbins qui en étaient à la fois les prêtres, les administrateurs et les juges. Eux-mêmes étaient nommés par le pouvoir civil ; mais, une fois installés, leur autorité sur les coreligionnaires semble avoir été considérable, sinon absolue. Pour les israélites de l'évêché de Strasbourg le siège du tribunal rabbinique était à Mutzig ; le rabbin de cette communauté connaissait de toutes les affaires contentieuses de juif à juif. Néanmoins il était permis au demandeur d'introduire, s'il le préférait, son instance devant le juge ordinaire du lieu. En tout état de cause, quand l'affaire était pendante entre .israélites seulement, le différend devait être tranché, même devant le conseil de Régence, d'après les seules lois mosaïques (56).
Le comte de Ribeaupierre nommait également un "préposé des Juifs pour la ville et le comté de Ribeaupierre" (57). La ville de 'Strasbourg, si hostile aux israélites, n'en réclamait pas moins le droit de désigner un rabbin à ceux d'entre eux qui habitaient les bailliages ruraux de la République (58).
Les documents nous manquent absolument pour parler ici de la vie intérieure du judaïsme. alsacien à cette époque, des idées et des rêves religieux qui peuvent avoir préoccupé au XVIIe siècle les esprits de ce groupe si misérable et si peu nombreux. La singulière notice que nous trouvons dans la Chronique de Guebwiller, à l'année 1666, sur l'attente générale de la venue du Messie et les achats de coraux faits partout par les juifs pour en tapisser la demeure de l'Oint du Seigneur, parait s'appliquer aux israélites des cantons helvétiques plutôt qu'à ceux de la province (59).
Après les réunions prononcées par le Conseil souverain en 1680, le gouvernement français voulut, annuler ces difféirentes autorités locales ou du moins les soumettre à une autorité centrale, pour diriger plus facilement ces petites agglomérations juives éparses dans la province. Par lettres patentes du 21 mai 1681, Louis XIV conféra à Aaron Wormser, natif de Metz (60), le titre de rabbin des Juifs de la Haute et Basse Alsace. Le Conseil souverain enjoignit au nouveau fonctionnaire, par arrêt du 25 juin de la même année, d'établir son domicile dans la Ville-Neuve-de-Saint-Louis-les-Brisach, et "d'y faire les exercices de la religion des Juifs" dans une maison à lui désignée par deux des conseillers (61).
L'autorité de ce nouveau grand rabbin d'Alsace fut d'ailleurs longtemps combattue par les communautés juives elles-mêmes, peu disposées à abdiquer leur autonomie locale. Il y eut, de 1702 à 1704, de nombreuses contestations entre l'un dess successeurs de Wormser, nommé Samuel Lévy, établi à Colmar, et certaines de ses ouailles Il se plaignit au. Conseil souverain de ce que certaines gens, bien que juifs, refusaient de lui obéir et lui disaient en face qu'ils n'accepteraient jamais d'être corrigés par lui ; quelques-uns l'avaient même menacé de mauvais traitements s'il essayait de le faire. Pour mieux gagner l'oreille des juges, Samuel Lévy ajoutait que, parmi ces mécréants,
"il y en avait d'assez hardis pour lui soutenir qu'il suffisait d'être juif pour impunément exiger des intérêts outrés et user de surprise avec les autres nations", et qu'ils avaient tenu "d'autres discours qui mériteraient punition exemplaire".
Par un arrêt du 2 décembre 1704 le Conseil souverain lui reconnut le droit de mettre au ban de la Synagogue tous ses coreligionnaires d'Alsace qui se montreraient récalcitrants à son égard (62).
Parmi les quelques lignes que l'intendant La Grange consacre aux israélites d'Alsace et qui, sans être sympathiques, sont au moins suffisamment impartiales, je relève les dernières, qui les défendent, sans intention directe et, par cela même, d'une façon plus efficace, contre l'accusation si fréquemment répétée depuis, qu'ils appauvrissaient les populations au milieu desquelles ils étaient établis.
"Ils prêtent à usure, dit le Mémoire, prennent des denrées et autres marchandises en payement, et il n'y a rien où ils ne trouvent quelque tempérament pour leur commerce, qui cependant ne leur produit pas considérablement. Car il n'y en a que très peu qui soient a leur aise et aucun qu'on puisse dire riche" (63).2 décembre 1704 le Conseil souverain lui reconnut le droit de mettre au ban de la Synagogue tous ses coreligionnaires d'Alsace qui se montreraient récalcitrants à son égard (62).
Parmi les quelques lignes que l'intendant La Grange consacre aux israélites d'Alsace et qui, sans être sympathiques, sont au moins suffisamment impartiales, je relève les dernières, qui les défendent, sans intention directe et, par cela même, d'une façon plus efficace, contre l'accusation si fréquemment répétée depuis, qu'ils appauvrissaient les populations au milieu desquelles ils étaient établis.
"Ils prêtent à usure, dit le Mémoire, prennent des denrées et autres marchandises en payement, et il n'y a rien où ils ne trouvent quelque tempérament pour leur commerce, qui cependant ne leur produit pas considérablement. Car il n'y en a que très peu qui soient a leur aise et aucun qu'on puisse dire riche" (63).
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Registres paroissiaux (1559-1685)
1563 : Édit de Pacification d'Amboise qui permet aux huguenots de faire baptiser leurs enfants par les ministres de leur culte, stipulant que les juges des lieux de la naissance devaient les enregistrer.
1664 : Arrêt du Conseil d'État, qui confie aux pasteurs la tenue des registres protestants en deux exemplaires (un au temple, un au greffe)
Registres 1685 à 1787
En 1685 la révocation de l'Édit de Nantes supprime l'état civil protestant. Les protestants sont supposés s'être tous convertis au catholicisme, les protestants sont tenus de déclarer les baptêmes, mariages et sépultures auprès des curés, qui les consignent dans les registres paroissiaux catholiques.
Tous les temples furent détruits, les protestants abjurèrent leur religion ou quittèrent le royaume. Certains restèrent en France et continuèrent à pratiquer leur culte en secret.
BMS
Baptême :
Les enfants furent baptisés d'office, les protestants usèrent de déclarations particulières pour les différencier de la population de confession catholique, ainsi un enfant déclaré bâtard ou illégitime, peut signifier que les parents sont protestants, un prénom biblique tel que Abraham ou Samuel signifie que la famille est protestante.
Mariage :
Les mariages sont rares pendant cette période, les protestants restent concubins et établissent un contrat de mariage devant un notaire.
Sépulture :
Les curés qui procédaient à l'inhumation d'un défunt protestant, ont souvent signalé dans les actes de sépulture que celui-ci s'était consacré à l’Église réformée. Mais au cours de cette période, de nombreux protestants sont amenés à enterrer leurs morts clandestinement. En effet, un procès est fait aux cadavres des hérétiques et leurs biens sont confisqués.
Autres registres
Beaucoup de protestants abjurèrent leur religion pendant cette période. Ces abjurations sont inscrites soit dans les registres paroissiaux ou de catholicité, soit dans des registres notariés.
Avant l'ordonnance de 1736, afin d'éviter le procès du défunt et la confiscation de ses biens, de nombreux protestants firent constater les décès par un notaire en invoquant un décès brutal.
Depuis 1593, les protestants tiennent des registres de baptêmes, mariages et sépultures qui sont conservés dans les paroisses.
Archives période de 1685-1787
Archives départementales
On trouve des informations et des documents sur l'histoire des protestants dans toutes les séries anciennes
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