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Le chalet Imbert à Sarre-Union
vu dans le Magazine d’information de la Communauté de Communes du Pays de Sarre-Union - N°7 - Décembre 2007 :


Culture et petite enfance ... Une renaissance pour le Chalet Imbert à Sarre-Union

La Communauté de Communes du Pays de Sarre-Union était à la recherche d’un lieu pour développer d’une part le nouveau musée de Sarre-Union, et elle envisageait d’autre part la construction d’un établissement pour une nouvelle structure de garde d’enfants : un multiaccueil de 30 places. Avant l’été, la CCPSU a vu se présenter une opportunité : la mise en vente du chalet Imbert à Sarre-Union. En coopération étroite avec la ville de Sarre-Union, l’intercommunalité a saisi cette occasion pour réaliser ses projets structurants dans les domaines de la culture, du tourisme et des services à la population.

Une première étude de faisabilité engagée avec le Parc naturel régional des Vosges du Nord a démontré que la réalisation de ces projets serait tout à fait possible dans cette vaste propriété, sous la condition de mener des études de programmation architecturale et spatiale fines sur les espaces « musée » et « petite enfance », pour que ces deux structures cohabitent parfaitement au sein de ce même lieu.  
Les objectifs du projet … L’objectif est double. Dans un premier temps, il est vital de réaliser des équipements publics au centre ville pour le redynamiser en favorisant des liaisons piétonnes vers les équipements publics et scolaires, en créant un jardin public, pour favoriser les échanges. Dans un second temps, il est capital de restaurer ce bâtiment remarquable, de valoriser ce patrimoine, en résorbant cette friche immobilière au cœur de la ville. L’enjeu est de redonner vie à cet espace, tout en conservant sa qualité architecturale et environnementale.

Les premières investigations … Avec l’entreprise d’insertion IDAL de Drulingen, la collectivité a entrepris le débroussaillage du jardin. Après quelques jours de travail, le bâtiment a retrouvé la lumière. Des travaux d’entretien et d’élagage des arbres du jardin seront entrepris afin de redonner une ampleur aux multiples tilleuls, érables  et autres, et afin de sécuriser le site. Des relevés du bâtiment et du terrain sont en cours ; ils permettront de connaître les détails de l’architecture, des espaces et de la structure du bâtiment, mais aussi de la nature du sol et des fondations. L’étude de programmation, quant à elle, sera lancée début d’année 2008. Un comité de pilotage a été constitué avec les nombreux partenaires,
tel que l’Etat  à travers la DRAC Alsace et la Préfecture du BasRhin (dans le cadre du P.E.R.), la Région Alsace, Le Département et l’Agence de Développement du Tourisme du Bas-Rhin, le Parc naturel régional des Vosges du Nord, l’association du Musée Régional d’Alsace Bossue, la ville de Sarre-Union, le Syndicat d’Initiatives d’Alsace Bossue,la Caisse d’Allocations Familiales et l’association La Farandole de la halte garderie

Un peu d’histoire … Entretien avec M. Jacques Wolff de  l’Association d’Histoire et d’Archéologie de Sarre-Union … Les premières pierres de l’édifice datent de 1807, mais le Chalet  sort de terre à la fin du 19ème siècle. Cette bâtisse est un chalet   impérial  né à l’époque de  Napoléon III, qui lança la mode des  chalets coloniaux en France (en région parisienne, dans le bois de  Vincennes et de Boulogne par exemple). Ces Chalets s’équivalent  à  des châteaux puisque la demeure s’agrémente d’un immense parc  arboré et de dépendances ; ils sont des résidences principalement   secondaires dédiées à  l’aristocratie bourgeoise de l’époque. LE BARON DE SCHMITT et la BARONNE LAGENHAGEN sont les  fondateurs du Chalet de Sarre-Union ; cette construction exprime  leur grande richesse, puisqu’ils possèdent la plus grosse fortune de  la région. A l’époque, le parc avait une emprise très vaste jusqu’aux  limites actuelles de la commune de Rimsdorf. En effet, la propriété  couvrait entre 7 et 20 hectares selon les périodes difficiles et fastes.  Les remparts formaient également les limites de la propriété ; dont  certains vestiges sont encore visibles aujourd’hui.  La  fille  DE  SCHMITT  s’y  installa  avec  son  mari  artiste  peintre  NILS-FORSBERG.  Puis  après  leur  déménagement,  c’est  le  chimiste  GEORGES  IMBERT  qui  racheta  la  propriété et son mobilier. Il y installa  son atelier de chimie, dans lequel il  recevait des chercheurs et diplomates  intéressés par sa création de moteur  à combustion au bois : le gazogène.  GEORGES IMBERT décède en 1950  dans son chalet, ce sont ses enfants  qui  le  feront  vivre  encore  quelques  années en résidence d’été. Dans les  années 1950, la propriété est coupée  en  deux,  du  fait  du  développement  urbain de Sarre-Union,  ainsi est née la rue du Chalet


vu dans les DNA du 04/09/2010


Trois ans après l'avoir acquis, la communauté de communes du pays de Sarre-Union va revendre le chalet Imbert. Son réaménagement en musée et en multi-accueil aurait largement dépassé les capacités financières de l'intercommunalité.
En juillet 2007, l'intercomunalité avait sauté sur une opportunité rare avec l'acquisition en plein centre du bourg principal de l'Alsace Bossue du chalet Imbert (1 285, m² de surface exploitable) sur un terrain de 38 ares. Une très belle opération d'autant que l'ensemble a été cédé quasiment au tiers de sa valeur estimée par les Domaines, soit 150 000 euros.
C'est le prix auquel sera revendu le prestigieux domaine à une société formée par Macholt Groupe, basé à Sarre-Union et l'architecte Jean-Christophe Brua; de Strasbourg.
Le chalet Imbert a souffert considérablement de l'usure du temps. La toiture est entièrement à refaire, l'intérieur est dans un état qui nécessite des travaux importants. Pour mener à bien les projets de la Comcom il aurait fallu de surcroît déposer les planchers et couler une dalle entre les deux niveaux, prévoir un ascenseur, etc. Des mesures indispensables pour les espaces ouverts au public mais trop onéreuses pour la Comcom.
Plus d'infoirmations dans l'édition de Sarre-Union, des DNA, demain.







vu dans "échos et images" décembre 2012 :
Le chalet Imbert, un signal architectural

Bâtiment emblématique pour son architecture, le chalet imbert fait  l'objet d'une vaste opération.
Au programme : réhabilitation, mise en valeur et reconversion...
lire la suite page suivante le chalet Imbert à Sarre-Union


il était une fois ... Le chalet Imbert (à sarre-union)

 chalet Imbert Sarre-Union

il était une fois....
vu dans le Magazine d’information de la Communauté de Communes du Pays de Sarre-Union - N°7 - Décembre 2007 :


Culture et petite enfance ... Une renaissance pour le Chalet Imbert à Sarre-Union

La Communauté de Communes du Pays de Sarre-Union était à la recherche d’un lieu pour développer d’une part le nouveau musée de Sarre-Union, et elle envisageait d’autre part la construction d’un établissement pour une nouvelle structure de garde d’enfants : un multiaccueil de 30 places. Avant l’été, la CCPSU a vu se présenter une opportunité : la mise en vente du chalet Imbert à Sarre-Union. En coopération étroite avec la ville de Sarre-Union, l’intercommunalité a saisi cette occasion pour réaliser ses projets structurants dans les domaines de la culture, du tourisme et des services à la population.
Une première étude de faisabilité engagée avec le Parc naturel régional des Vosges du Nord a démontré que la réalisation de ces projets serait tout à fait possible dans cette vaste propriété, sous la condition de mener des études de programmation architecturale et spatiale fines sur les espaces « musée » et « petite enfance », pour que ces deux structures cohabitent parfaitement au sein de ce même lieu.  
Les objectifs du projet … L’objectif est double. Dans un premier temps, il est vital de réaliser des équipements publics au centre ville pour le redynamiser en favorisant des liaisons piétonnes vers les équipements publics et scolaires, en créant un jardin public, pour favoriser les échanges. Dans un second temps, il est capital de restaurer ce bâtiment remarquable, de valoriser ce patrimoine, en résorbant cette friche immobilière au cœur de la ville. L’enjeu est de redonner vie à cet espace, tout en conservant sa qualité architecturale et environnementale.


J-1
chalet Imbert Sarre-Union  
" il est capital de restaurer ce bâtiment remarquable".....
  "il est vital de réaliser des équipements publics au centre ville pour le redynamiser "...    des vrais poètes
jour J                
chalet Imbert Sarre-Union encore un problème  de résolu....

les bonnes paroles ont l'avantage de ne pas couter  cher...
Le chalet Imbert (à sarre-union) a ete rasé (en  partie)...'(début 2016)       photo Florent Ott
le chalet Imbert à Sarre-Union

http://www.tvgicbouquenom.fr/Reportages/Journees_du_Patrimoine___le_chalet_Imbert-GgErrittMV                  

http://www.alsace.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/3-Interreg_Guide_centre_bourg_VF.pdf

http://transports.blog.lemonde.fr/2016/01/11/au-pays-des-villes-morte

vu dans les dna du 17/11/2016

Sarre-Union - Patrimoine
Le chalet Imbert à nouveau en vente
La longue histoire du chalet Imbert n’en finit pas de connaître des rebondissements (voir DNA du 26 octobre 2014). Il est depuis peu à nouveau en vente…
                                                                         photo dna Marie Gerhardy
Le chalet sort du giron de la famille Imbert en 2007, quand la  communauté de communes le rachète pour y installer le futur multi-accueil et le musée. Mais rapidement, les études révèlent que les travaux entrainer des coûts faramineux. L’intercommunalité le revend en 2010 en deux tranches, à deux propriétaires distincts.
Côté rue du Chalet, le nouveau maître des murs, Jean-Christophe Brua, démarre immédiatement les travaux. Architecte du patrimoine de profession, il a l’œil et constate qu’il y a urgence pour sauver le bâtiment. Ainsi, il commence par refaire la toiture de toute sa partie, pour protéger le bâtiment des intempéries.

Pas retenu au classement au titre des monuments historiques
Le propriétaire se concentre ensuite sur l’aile sud-ouest. Il décide de conserver les extérieurs, d’autant qu’ils sont de son côté particulièrement intéressants. Les lambrequins et les lucarnes donnent en effet un style de chalet suisse, à la mode à l’époque mais aujourd’hui plutôt rare. Il se contente donc de rénover à l’identique.
L’architecte s’attaque ensuite aux intérieurs. L’aile devait accueillir les bureaux de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). « Le projet de bail était ficelé, je savais comment aménager l’espace et même le montant du loyer qu’il me verserait. Mais rien n’était signé, et la CPAM a fermé ses portes à Sarre-Union, enterrant le projet par la même occasion. »
Heureusement, les travaux effectués jusque-là étaient généralistes : isolation avec 15 cm de béton de chaux chanvre qui laisse respirer le mur, double vitrage aux fenêtres, sauf au niveau de la façade sud où sont gardés les beaux vitraux, dalle de béton sur la cave, structure métallique pour renforcer le plancher de bois, tout le système électrique.
Comme un malheur n’arrive jamais seul, Jean-Christophe Brua apprend que le chalet n’est pas retenu au classement au titre des monuments historiques. Son histoire, son implantation au bord de la vieille ville, son parc de quarante ares, le seul du centre-ville… Il a pourtant beaucoup d’atouts, mais la décision est irrévocable.

Pas d’avantages et beaucoup de contraintes
En revanche, des encadrements de portes situés à proximité du chalet sont, quant à eux, classés. Ainsi, le chalet ne bénéficie pas des avantages réservés aux bâtiments classés, subventions et défiscalisation, mais subit les contraintes de sa situation dans une aire de protection ! Un paradoxe que Jean-Christophe Brua a eu du mal à digérer.
Le dernier coup de massue pour l’architecte est arrivé récemment. La société qui avait racheté les ailes situées rue du Presbytère fait faillite et se retrouve en liquidation judiciaire. Elle n’avait pas procédé à temps aux travaux nécessaires à la préservation des bâtiments. Le toit notamment avait été dégarni, et le chapiteau provisoire n’a pas retenu la pluie longtemps.
Ce traitement, infligé à un bâtiment déjà à l’abandon depuis une quinzaine d’années, a eu raison de la galerie centrale. Le chalet, vu du ciel, forme une sorte de H, où la galerie serait le tiret qui relie les deux pattes. Elle est elle-même séparée en deux dans sa longueur, délimitant les propriétés. C’est son côté rue du Presbytère qui s’est effondré.
« Je suis déjà content d’avoir évité la démolition totale »photo dna Marie Gerhardy
« Au printemps, j’ai pu racheter au liquidateur l’ensemble du bâtiment. Il fallait agir vite car si une partie s’effondrait, les ailes en ma possession étaient aussi en danger. L’architecte des bâtiments de France m’a autorisé à démolir l’aile Nord-Ouest en constatant son état irrécupérable, seule reste la grange au nord-est du chalet. »
Jean-Christophe Brua ne se décide pas de gaîté de cœur à raser un bâtiment qu’il s’est donné tant de mal à sauver. « Je suis déjà content d’avoir évité la démolition totale. Mais maintenant je ne peux plus suivre. Les travaux sont trop importants. Je souhaiterais vendre le chalet à quelqu’un qui porte un vrai projet. »
Trouver quelqu’un qui respecte et affectionne ce patrimoine bâti
Dans un premier temps, les architectes des bâtiments de France ont demandé que la façade rue du Presbytère ne reste pas dans l’état peu esthétique où elle est actuellement. « Il faut reconstruire, à minima la galerie, voire toute l’aile qui a été arrachée, selon les besoins du futur propriétaire. On peut envisager plusieurs scénarios, j’ai fait des dessins. »
Mais pour se lancer dans des travaux, le futur propriétaire devra d’abord forger un projet solide. « Ce lieu se prêterait à merveille à un hôtel-restaurant, d’autant plus qu’il y a encore un bout de parc constructible. Mais ce n’est peut-être pas la bonne conjoncture. Il pourrait aussi héberger une maison de santé. Il faut en discuter, je ne suis pas promoteur ! »
Jean-Christophe Brua espère surtout trouver quelqu’un qui respecte et affectionne ce patrimoine bâti de Sarre-Union autant que lui.     À voir l’affluence que l’architecte avait provoquée en ouvrant il y a un an les portes du chalet pour les Journées du patrimoine, nul doute que les Sarre-Unionnais partagent son point de vue.

Marie Gerhardy
17/11/2016 à 05:00

Sarre-Union Chalet Imbert 2/3
Le guérisseur qui a défrayé la chronique
L’histoire du chalet Imbert a été marquée il y a quelques années par le personnage de Wilfried Blawert, un guérisseur allemand. Certains Sarre-Unionnais affirment avoir, aujourd’hui encore, des frissons dans le dos en longeant le mur du chalet.
À la fin des années 80, un certain Wilfried Blawert, de nationalité allemande, qui se prétend comte von Girsberg, arrive à Sarre-Union. Il sympathise avec André Imbert, dernier fils de l’inventeur du gazogène à bois, dont la famille habitait la maison appelée « chalet Imbert ». Blawert en loue une partie.

L’homme se fait appeler Wilfredo. Il inspire le respect. Son véhicule affiche une plaque du corps diplomatique. Ses courriers sont signés : « Prof. Dr Wilfredo Blawert von Girsberg, director del centro de salud de la Universidad del Beni, Bolivia ». « Il était grand et sec, avait un regard perçant, une barbe et des cheveux blancs. Il était déstabilisant et envoûtant, il le savait et en jouait », se souvient Eric Franz, gendarme à Sarre-Union.

André Imbert meurt le 11 avril 1997. Après sa mort, Wilfried Blawert reste au chalet où il accueille des patients auxquels il vante ses « dons de guérisseur ». « Il se faisait payer en liquide, en poules ou en monnaies farfelues. Des gens entraient et sortaient sans cesse. Les plaintes et incidents ont commencé », poursuit Eric Franz.

Mystérieuses injections
En 2005, une dame s’adresse aux gendarmes. Elle les informe que son père confie depuis des mois sa santé à Blawert, lequel lui aurait fait de mystérieuses injections. Elle considère que son père est sous emprise psychologique.

À l’époque, Blawert ne fait pas l’objet de poursuites, à part deux PV, l’un pour défaut d’assurance, l’autre pour défaut de contrôle technique de son véhicule. Il reçoit aussi un avertissement de la gendarmerie au sujet de la plaque du corps diplomatique posée négligemment sur le pare-brise.

Un jour, la police de Sarrebruck avertit les gendarmes de Sarre-Union que Blawert est soupçonné d’avoir fait usage de faux documents. Les gendarmes de Sarre-Union ouvrent l’œil. En mars 2007, l’individu est interpellé pour avoir utilisé du courrier à en-tête de la ville de Sarre-Union et signé des missives du nom du maire Marc Séné.

Les gendarmes déclenchent une perquisition du chalet. Une pièce est pleine de papiers à lettres à en-têtes différents, dont celui de l’ONU, de faux tampons, de documents falsifiés. « Il niait tout. Il a déclaré qu’il était titulaire de licences pour pratiquer ce qu’il appelait de la médecine tropicale ; il se disait conseiller du président de Bolivie, prétendait toucher une rente de cet État », explique Éric Franz.

Blawert est mis en examen pour faux et usage de faux. Même son titre de comte de Girsberg est farfelu. Une photographie accrochée au chalet le représentait devant le château de Girsberg mais la lignée des seigneurs de Girsberg s’est éteinte autour du XVe siècle…

Après la perquisition, il faut quatre camions pour tout emporter
Ceux qui ont suivi la perquisition disent avoir été impressionnés par l’état du chalet. S’entassaient pêle-mêle des ouvrages sur les médecines parallèles, les plantes ou les préceptes aztèques. Il y avait aussi des lettres de patients qui demandaient de se faire soigner à distance et avaient envoyé une photo de la lésion dont ils souffraient. Des fioles contenaient des produits étranges.

« Il a fallu quatre jours de perquisition pour tout contrôler. Nous avons ramassé l’équivalent de quatre camions. Nous avons entendu des dizaines de personnes. Blawert n’était inscrit ni à l’Ordre des médecins français, ni chez les Allemands », se souvient Eric Franz.

Détenu à la prison de Strasbourg-Elsau, Blawert est à nouveau mis en examen, cette fois pour exercice illégal de la médecine. Les gendarmes commencent à s’interroger sur la mort d’André Imbert, dix ans plus tôt. Mais le guérisseur nie toute implication, affirmant n’avoir administré aucun soin à André.

Les investigations devaient aboutir début octobre 2007 à une mise en examen pour « séquestration suivie de mort ». Les gendarmes étaient prêts à exhumer le corps d’Imbert. Mais deux jours après avoir appris les graves accusations dont il faisait l’objet, Blawert décéda. Il avait 74 ans. L’action publique concernant l’ensemble de ces faits était dès lors éteinte.

Le parquet de Strasbourg a ouvert une information pour recherche des causes de la mort de Blawert. Il se demandait si le guérisseur ne s’était pas suicidé. Mais l’autopsie n’a rien révélé de suspect.

Les rares amis qu’André Imbert avait conservés après un long séjour aux États-Unis s’étaient inquiétés pour lui dès l’entrée de Blawert dans sa vie. Une dame se souvient : « André est tombé malade au milieu des années 1990, il s’est isolé peu à peu. Souvent, c’est Blawert qui répondait au téléphone ou à la porte d’entrée, à sa place. Il s’imposait de plus et plus. C’était étrange. »

Coutume indienne
L’amie de cœur d’André, la peintre Gertrude Chall, vivait au chalet depuis trois ans et demi quand elle a dû partir. « Je n’osais rien dire. Je n’avais rien à dire de toute façon. Blawert a fini par me faire fuir de cette demeure que j’aimais tant ; quitter André m’a fait mal. » La peintre a réalisé des dizaines de toiles de la famille Imbert et du chalet, une période de sa vie qui l’a profondément marquée.

Jean-Louis Wilbert, habitant de Keskastel et historien local, raconte une scène qui l’a marqué : « Lorsque le corps d’André Imbert reposait à la morgue de Sarre-Union, j’ai vu sous le cercueil une paire de mocassins. J’en ai demandé la raison à Blawert. Il a répondu que c’était une coutume indienne ; il prétendait que ces mocassins permettraient à Imbert d’atteindre les grandes prairies de l’Éternel ! »

Cet aticle fait suite à un premier volet sur l’histoire du chalet Imbert paru le 31 août dans les DNA. Il a été écrit avec les informations et les archives d’Éric Franz, chargé de l’enquête à l’époque, et de plusieurs Sarre-Unionnais qui ont souhaité rester anonymes.

vu dans les DNA du 14/10/2014
à suivre