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la Villeneuve : neu-sarrewerden


Fète du Tricentenaire de la Villeneuve
photo DNA 5-7-07


puis-je vous recommander le site des "DANSEURS DU ROY" qui ont grandement contribués
à faire des festivités du Tricentenaire de la Villeneuve , un véritable évènement....
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  Le Tricentaire de l Villeneuve


Tricentenaire de la VILLENEUVE Sarre_Union
 samedi 30 juin et dimanche 1er juillet 2007
 



 Fète du tricentenaire de la Villeneuve sarre-union ,avec le Roi Louis XV en personne

Fète du Tricentenaire de la Villeneuve  


 

 

 


                                                          Bouquenom la médiévale
Neu-Sarrewerden la moderne


Photos anciennes de la Villeneuve                                                                
l'homme à la fourche
l'homme à la fourche







la bénédiction des cloches en1924...le cavalier au premier plan que je croyais ètre Mr A Mahler,
serait en fait Mr Wendling de la ville neuve selon un de ses arrières petits-fils : Jean Jacques EHRLACHER
Mr Wendling était marchand de pétrole pour les lampes d'éclairage...il allait de village en village avec ses
barriques de pétrole sur sa charette tiré par les chevaux. Parfois il rentrait tard le soir et s'endormait sur
sa charette mais les chevaux qui conaissaient bien le chemin le ramenaient toujours à bon port
à la ville-neuve. Sa famille se faisait toujours des soucis pour lui, craignant qu'il ait a faire à des voleurs
car il avait sur lui sa sacoche avec la recette en éspèces,de la journée
Il avait mis sa charette avec les chevaux à disposition de la paroisse pour transporter les cloches à l'église
depuis la garre, je suppose...
voilà ce que jean-jacques m'a écris :
Comme je vous l'ai dit au téléphone, je suis le neveu de Charles Wittwer. Je suis quasiment certain que c'est monsieur Wendling, mon arrière grand-père, qui figure sur le cheval de l'attelage qui a transporté les cloches de l'église de la Neustadt en 1924. Il a eu six enfants, quatre filles d'un premier mariage dont Anne (appelée Anna), ma grand mère maternelle et Emma qui était la quatrième (les prénoms des deux autres m'échappent momentanément). Emma a été mariée avec monsieur Burr, qui avant Charles, tenait l'épicerie. Ils étaient des ''notables'' car dans les années 30, ils possédaient la seule voiture de la Villeneuve, une Peugeot 201.
Au décès prématuré de sa femme, mon arrière grand-père s'est remarié et a eu deux enfants, Auguste (père de René Wendling) et Augusta qui s'est mariée avec Paul Thomas qui a été le directeur de l'usine de chapeau. C'était un ogre qui au petit déjeuner engloutissait une omelette de 12 œufs ! Les Thomas ont eu trois enfants dont l'aînée, Paulette, a été mariée avec Marcel Winzerith, qui a été directeur de l'école de SU et il me semble Maire également. Je pense qu'elle vit toujours, tout comme sa sœur Andrée.

Ma mère Madeleine née en 1921 est donc la seconde fille d'Anne, la après Anna (1920) Ont suivi René (disparu sans aucune nouvelle sur le front Russe) Charles puis Daniel qui doit être le seul en vie et qui habite Sarreguemines.

Comme je vous en ai parlé, je vous joins la photo du camion de la limonaderie Geyer qui venait livre la Lorina à Sarre-Union dans les années 60.
C'est Yves Kessler qui me l'avait retrouvée. A l'époque, il y avait une employée à l'embouteillage et un chauffeur qui travaillaient avec lui.
Ce camion avait un moteur à essence ! camion de la limonaderie Geyer

L'autre photo est celle de la maison des Wendling et de ma grand-mère. Elles sont mitoyennes. Mon oncle Charles est debout devant celle des Wendling tandis que sa fille unique Liliane (de 1950 ou 51 à droite), ma cousine Danièle (de 1952, fille unique d'Anna) et ma sœur Isabelle (de 1957) sont devant la porte de la maison de ma grand-mère. Isabelle étant de 1957, la photo doit dater de 1962 ou 1963.
J'ai adoré l'époque où la télé n'avait pas envahi les foyers. L'été, après dîner, ma grand -mère sortait des chaises et s'asseyait sur le trottoir, en regardant les rares voitures qui passaient. Nous nous déplacions avec les chaises pour discuter avec un voisin (ou le contraire). J'aimais beaucoup Sophie Diener, la mère de Lydia. Elle et son mari avaient tenu le bistrot de la Neustat, presque en face de chez Hoschtrasser. (Lydia n'a pas eu à aller loin pour trouver un mari !). Ma grand-mère ne parlait pas français (pas plus qu'elle ne l'écrivait !) et c'est grâce à elle que j'ai appris l'alsacien (que je perds depuis le décès de ma mère).
La maison des Diener devait être au 37, au 35 il y avait les Bricka.
Je me rends compte que mes souvenirs sont très présents car je me souviens aussi de René Hoch, qui tenait la seule épicerie de la Neustadt. Il était encore ouvert à la fin des années 70, début 80.

Quand je n'étais pas chez Hochstrasser, je traînais avec Jeanne, la mère de René Wendling, qui m'a appris à faire de la pâte à pain et du Flammekuchen.




Jean Jacques EHRLACHER

01 30 88 50 46.
C'est Max, le dernier cheval des Wendling, photographié dans la rue de l'Ecole, le long de leur ferme. La rue débouche sur la rue de Verdun, entre le 29 et le 31.
(photo que  m'a transmis Jean Jacques EHRLACHER) merci encore à lui

    



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UN PEU D'HISTOIRE


Pendant la durée du procès (102 ans), les Nassau-Sarrebruck vont administrer « provisoirement » le comté et participer à son développement. C'est au cours de la 2ème moitié du XVIème siècle avec l'introduction de la Réforme protestante que Bockenheim allait voir se multiplier les échoppes d'artisans et de commerçants. Signe de l'aisance, la passerelle en bois sur la Sarre fut remplacée en 1604 par le premier pont en pierre.



Le XVIIème siècle, comme partout ailleurs apporta son lot de calamités par les terribles guerres de religion et notamment par la guerre dite de Trente ans (1618-1648). Bockenheim vit passer les Croates qui succédaient aux Lorrains, les Suédois aux mercenaires irlandais, les soldats français aux impériaux… Ces années furent celles de la violence, de l'arbitraire et des épidémies de toute sorte.
C'est en 1629 en pleine guerre de Trente ans que la chambre impériale de Spire rendu son verdict dans l'affaire qui opposait le comte de Nassau au duc de Lorraine. Bockenheim et Sarrewerden reviennent au duc de Lorraine et les autres villages du comté restent aux Nassau. L'unité du territoire est brisée et la Sarre devient une frontière entre deux vassaux de l'Empereur du Saint Empire Romain Germanique. Ce verdict rendu après 102 ans créé une situation qui nous paraît aujourd'hui absurde mais fréquente à l'époque : les deux villes forment une île lorraine en terre nassauvienne.

Le duc de Lorraine, François II, s'empressa de prendre possession de son bien et envoya une garnison de 1000 hommes pour occuper non seulement Bockenheim mais l'ensemble du comté.

Cette occupation s'accompagne de la Contre Réforme. Les pasteurs sont chassés du pays et les fonctionnaires nassauviens doivent abjurer leur foi pour conserver leur place. Après les premières mesures d'expulsion, le duc de Lorraine veut convertir les habitants d'une manière moins brusque et installe à Bockenheim en 1630 un collège de Jésuites et l'année d'après un couvent de religieuses.



Les traités de Westphalie et d'Osnabruck mirent fin en 1648 à la guerre de Trente ans. Mais le duc de Lorraine refusa de se plier à la rétrocession du comtsau. Il installa un gouverneur à « Bouquenom » (dénomination plus récente) qui eut à cœur de rebâtir la ville et d'y imposer l'Eglise Romaine.

Le 14 juillet 1670, après des démarches redoublées du comte de Nassau-Sarrebruck, la diète de Ratisbonne fit savoir au duc de Lorraine qu'il lui fallait remettre les villages du comté occupés illégalement aux Nassau, à l'exception des villes de Bouquenom et de Sarrewerden.

On assista à une solennelle cérémonie d'allégeance marquant le retour des villages du comté aux comtes de Nassau. Mais une fois de plus cette fête fut sans lendemain.

Depuis 1661, la France a un nouveau roi. Louis XIV entreprit une politique de conquêtes qui embrasa l'Europe et les rives de la Sarre.

Dès 1671 les troupes françaises investissent Bouquenom et en rasent les fortifications. Louis XIV que certaines clauses du traité de Westphalie n'avaient nullement contenté vint lui-même en Alsace pour briser l'opposition des villes impériales dont Louvois fit démolir les remparts. Les troupes françaises du maréchal de Créqui firent de même à Fénétrange, Sarrewerden, Bouquenom, … où s'installèrent bientôt les soldats du comte de Nassau, Gustave Adolphe qui fit détruire à son tour le Collège des Jésuites et en chasser les 170 élèves.
La paix conclue à Nimègue le 5 février 1679 ignorait une nouvelle fois le duc de Lorraine dont les terres restaient sous domination française. Mais le Roi-Soleil exigeait des territoires et villes dont Bouquenom, Sarrewerden, La Petite Pierre… de lui prêter foi et hommage.
La comtesse Eléonore Claire de Nassau-Sarrebruck et le comte Frédéric Louis de Nassau Ottweiler durent faire la même démarche le 9 janvier 1681.

Le 23 octobre de la même année, Louis XIV fit son entrée à Strasbourg, nouvellement annexée au royaume de France. L'Alsace toute entière à l'exception de Mulhouse, était désormais sous sa pleine souveraineté.
A présent le Roi-Soleil pouvait consolider avec Louvois et Vauban la partie de ses états qui bordait la Sarre et le Rhin. Marsal et Phalsbourg furent fortifiés de manière à pouvoir tenir la route d'Alsace reliant Metz à Strasbourg. Ce sera bientôt le tour de Bitche, Sarrelouis, Hombourg-la-Forteresse…

Au soir du 30 juin 1683, Louis XIV fit son entrée à Bouquenom pour y séjourner six jours durant et assister à d'importantes manœuvres militaires : 28 bataillons totalisant 18000 hommes s'installaient devant la ville. En partant, le roi ordonna la reconstruction des halles de la ville (l'actuelle mairie) à ses frais et fit rétablir le collège des jésuites.

En 1685, le comté de Sarrewerden fut incorporé dans une nouvelle structure administrative : la Province de la Sarre. La même année fut révoqué par Louis XIV l'Edit de Nantes garantissant aux protestants de France la liberté de conscience. Une politique de répression religieuse condamna l'exercice de la religion protestante.




Dès 1687, il se forma à Augsbourg une ligue de princes décidés à entraver la politique expansionniste du Roi de France qui réclamait maintenant la moitié du Palatinat. Après diverses tentatives pendant lesquelles les Français ont incendié les villes de Heidelberg, Mannheim, Spire… Louis XIV fut obligé de signer le traité de Ryswick le 30 octobre 1697. L'Alsace resta sous la souveraineté de Louis XIV qui dû rendre au Comte Palatin le duché des Deux-Ponts et à l'Empire les places fortes de Philippsbourg, Kehl, Fribourg, Brisach… Strasbourg resta néanmoins à la couronne française.
Les princes de Nassau reprirent définitivement possession des anciennes dépendances du comté de Sarrewerden sauf l'enclave de Bouquenom-Sarrewerden qui retournait au duc de Lorraine, Léopold I. Le traité de Ryswick confirma donc le jugement de 1629.


                                                       le mémoire de jean-christophe Brua :LA VILLE-NEUVE
  Plan de 1715 (archives départementales du Bas-Rhin)
On aperçoit les vieilles villes de Sarrewerden et Bouquenom et la ville neuve alors nommée Neu-Bouquenom par l'auteur de la carte, sans doute français.



En 1707, on plaça les 12 bornes définissant les limites ouest du nouveau terrain communal - de Sarrewerden à Willer - tandis ce que le milieu du lit de la Sarre sert de ligne de séparation depuis Willer jusqu'à Sarrewerden. 300 ha  constituent ainsi les terres cultivées de Neu-Sarrewerden, auxquelles s'ajoutent environ 25 ha de pâturage communal, la « Nachtweide ». Les premières maisons s'y élevèrent dès 1706 et la cité comptait dès 1710 une halle de marché couvert, une église luthérienne, un presbytère et une école.








  Le chateau de Neusarwerden ( Sarre-Union , Villeneuve )

La construction du château des Nassau-Weilburg qui n'a pas été prévu dans le plan de départ n'a débuté que vers 1745. Situé à l'extérieur de la ville, ce château de plaisance prend exemple sur les résidences royales suburbaines du 18ème siècle avec son grand jardin qui s'étendait vers la Sarre. L'axe de symétrie de l'édifice se prolongeait en structurant le paysage. Du château lui-même il ne reste plus rien de nos jours, seul subsiste encore un mur de soutènement du jardin arrière.



                   
Le château de Neu-Sarrewerden et ses jardins
                                          (service de l'inventaire du patrimoine D.R.A.C.)

ce qui reste du chateau de Bouquenom au début du 20éme siècle , un batiment annexeetat actuel de la conciergerie du chateau
le chateau de Neusarrewerden (Sarre Union)
 La construction du château semble avoir débuté vers 1745 ; les travaux sont arrêtés en 1753, à la mort de Karl August de Weilburg ; il semble que le château ait été richement décoré et meublé ; le château fut pillé pendant la Révolution ; en 1818 une aile du château fut arrachée et le reste rasé en 1826 ; du château il ne reste plus rien, seul subsiste un mur de soutènement du jardin arrière ; l' ancien magasin avec la prison et les dépendances, construit en 1732, correspond à l' actuelle maison 44 rue de Verdun ; l' ancienne conciergerie qui a été préservée et agrandie, se situe actuellement 49 rue de Verdun
description : L' ancien magasin et prison, présente un plan en U ; couvert d' un toit à longs pans brisés ; l' ancienne conciergerie de plan octogonal comportant une pièce par niveau (d'après  : http://www.patrimoine-de-france.org )
Goethe qui a passé en 1772 à Bockenheim mentionne ce « Lustschloss » dans «Dichtung und Wahrheit »  :
„ Das Tal der Saar, wo wir zuerst Bockenheim, einen kleinen Ort, antrafen und gegenüber Neusaarwerden, gut gebaut, mit einem Lustschloss, erblickten, ist zu beiden Seiten von Bergen begleitet, die traurig heissen könnten, wenn nicht an ihrem Fuss eine unendliche Folge von Wiesen und Matten die Hohnau genannt, sich bis Saaralben und weiter hin unübersehlich erstreckte „.

Traduction : « La vallée de la Sarre, où nous avons fait connaissance du petit bourg de Bockenheim puis découvert en face la ville de Neu-Sarrewerden, bien construite avec un château de plaisance, est flanquée des deux côtés de collines qui seraient tristes sans cette infinie succession de prairies et pâturages qui s'étendent à perte de vue à leurs pieds jusqu'à Sarralbe et plus loin encore et qu'on appelle la Honau ».


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